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5. Conclusion
Les résultats obtenus dans ce travail soulignent l’importance de l’échelle spatiale lors de la
comparaison et de la validation des indices biotiques. En effet, les deux indices examinés,
PREI et BiPo, reflètent bien l’état écologique attendu au niveau local, à savoir la région
PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur) et le littoral Corse pour le premier indice et le bassin
méditerranéen occidental pour le second (GOBERT et al., 2009 ; LOPEZ Y ROYO et al.,
2009a). En revanche, si l’application de l’indice PREI au littoral algérois semble refléter au
mieux l’état écologique attendu, il n’en est pas de même pour l’indice BiPo qui perd sa
corrélation avec les pressions anthropiques. Ceci valide l’utilisation de l’indice PREI pour
l’évaluation de l’état écologique des eaux côtières algéroises. En effet, cet indice a été le seul
à classer la station de Kouâli avec le statut «Très bon», et ce, sachant qu’effectivement, cette
station présente toutes les caractéristiques d’un site indemne de toute anthropisation, d’où son
utilisation comme site de référence (BOUMAZA et SEMROUD, 2000).
Concernant l’indice BiPo, l’absence de comparabilité qualitative et quantitative avec le PREI
résulte des disparités dans le statut écologique assigné à chacune des stations étudiées par ces
deux indices. Ces différences pourraient résulter du fait que les descripteurs utilisés pour le
calcul de ces indices sont différents et/ou de la définition des conditions de référence pour
chacun de ces deux indices. En effet, l’utilisation des conditions de référence établies à partir
d’une banque de données de la Méditerranée occidentale (LOPEZ Y ROYO, 2008) pour
évaluer l’état des eaux algéroises a conduit à des évaluations trop «pessimistes» de l’état
écologique des masses d’eau. Il est donc nécessaire de bien définir des conditions de référence
réalistes, bien adaptées aux conditions éco-géographiques des herbiers à Posidonia oceanica.
L’emploi de conditions de référence propres aux herbiers de la côte algéroise atténuerait
probablement ces différences. En conclusion, une évaluation correcte de la qualité des eaux
côtières passe nécessairement par une définition correcte des conditions de référence (Rapport
InterregIIIb / Posidonia, 2007).
Il également fortement préconisé d’intégrer d’autres paramètres tels que la courantologie ainsi
que des estimations quantitatives des rejets (débit) à la méthode d’évaluation de la pression
anthropique.
5. Conclusion
Les résultats obtenus dans ce travail soulignent l’importance de l’échelle spatiale lors de la
comparaison et de la validation des indices biotiques. En effet, les deux indices examinés,
PREI et BiPo, reflètent bien l’état écologique attendu au niveau local, à savoir la région
PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur) et le littoral Corse pour le premier indice et le bassin
méditerranéen occidental pour le second (GOBERT et al., 2009 ; LOPEZ Y ROYO et al.,
2009a). En revanche, si l’application de l’indice PREI au littoral algérois semble refléter au
mieux l’état écologique attendu, il n’en est pas de même pour l’indice BiPo qui perd sa
corrélation avec les pressions anthropiques. Ceci valide l’utilisation de l’indice PREI pour
l’évaluation de l’état écologique des eaux côtières algéroises. En effet, cet indice a été le seul
à classer la station de Kouâli avec le statut «Très bon», et ce, sachant qu’effectivement, cette
station présente toutes les caractéristiques d’un site indemne de toute anthropisation, d’où son
utilisation comme site de référence (BOUMAZA et SEMROUD, 2000).
Concernant l’indice BiPo, l’absence de comparabilité qualitative et quantitative avec le PREI
résulte des disparités dans le statut écologique assigné à chacune des stations étudiées par ces
deux indices. Ces différences pourraient résulter du fait que les descripteurs utilisés pour le
calcul de ces indices sont différents et/ou de la définition des conditions de référence pour
chacun de ces deux indices. En effet, l’utilisation des conditions de référence établies à partir
d’une banque de données de la Méditerranée occidentale (LOPEZ Y ROYO, 2008) pour
évaluer l’état des eaux algéroises a conduit à des évaluations trop «pessimistes» de l’état
écologique des masses d’eau. Il est donc nécessaire de bien définir des conditions de référence
réalistes, bien adaptées aux conditions éco-géographiques des herbiers à Posidonia oceanica.
L’emploi de conditions de référence propres aux herbiers de la côte algéroise atténuerait
probablement ces différences. En conclusion, une évaluation correcte de la qualité des eaux
côtières passe nécessairement par une définition correcte des conditions de référence (Rapport
InterregIIIb / Posidonia, 2007).
Il également fortement préconisé d’intégrer d’autres paramètres tels que la courantologie ainsi
que des estimations quantitatives des rejets (débit) à la méthode d’évaluation de la pression
anthropique.
