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Quand les feuilles de Posidonia oceanica meurent, le limbe se détache et tombe, alors que sa
base foliaire appelée pétiole reste rattachée au rhizome; elle est alors désignée sous le nom
d’écaille. Les écailles peuvent persister plusieurs millénaires au sein de la matte, car elles sont
peu putrescibles (BOUDOURESQUE et al., 2006).
2.2. Rôles écologiques des herbiers
L’herbier à Posidonia oceanica présente un très grand intérêt non seulement écologique mais
aussi économique, avec des impacts tant physiques que biologiques sur son environnement :
► il contribue à l’équilibre sédimentaire des fonds par sa capacité à piéger les particules
présentes dans l’eau et protège la frange côtière de l’érosion par les banquettes de feuilles
mortes et par l’atténuation de la force des houles et des courants (BLANC et JEUDY de
GRISSAC, 1978);
► il assure la production d’une large part d’oxygène de l’étage infralittoral (BAY, 1978), la
posidonie libère environ 20 litres d'oxygène par jour pour chaque m² d'herbier
(BOUDOURESQUE et MEINESZ, 1982);
► il abrite une très grande biodiversité ; il est le lieu d’une production primaire importante
mais aussi l’habitat pour de nombreuses espèces. L’herbier est une frayère, une nursery et un
habitat pour plus de 400 espèces végétales et plusieurs milliers d’espèces animales
(mollusques gastéropodes, crustacés amphipodes, des annélides polychètes, échinodermes et
les poissons Labridés et Sparidés) soit environ 20% des espèces recensées en Méditerranée
(BOUDOURESQUE et al., 2006);
► il exporte une part importante de matière végétale vers d’autres écosystèmes qui pourront
être consommées par les détritivores (PERGENT et al., 1997) (Figure 2).
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Evaluation du statut écologique des eaux côtieres Algéroises - 10/73

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