Chapitre III
Résultats et discussion
28
d) Menaces
La menace est la situation non favorable, obstacle, risque, contexte menaçant qui peut influer
négativement.
Si la spécificité biologique et écologique de la zone de Réghaia justifie amplement l’intérêt
qui lui est porté, la proximité d’Alger et les risques de la sur fréquentation estivale liée à la
démographie et au transfert d’une partie de la population vers l’est d’Alger depuis la
fermeture de certaines plages de l’ouest, fait craindre une fréquentation excessive pour cette
zone. A cet effet, il est impératif de concevoir et d’appliquer un plan d’activités et de
canalisation des estivants, faute à quoi la région sera totalement asphyxiée et une partie de la
biodiversité marine algérienne détruite définitivement. (Chalabi,2001).
Depuis les années 1980, les peuplements piscicoles du lac ne semblent plus du tout avoir été
étudiés. Plusieurs témoignages laissent indiquer la disparition plus ou moins complète des
poissons du lac au cours des années 1990, à l’exception peut être de l’anguille et du
Gambusie. Les résultats de tentatives récentes de réintroduction ne sont pas connus.
Les eaux de ruissellement du lac de Réghaia sont douces mais polluées par les divers rejets
industriels, urbains et agricoles, en plus de la mauvaise qualité des eaux du lac, la station
d’épuration est en très mauvais état de fonctionnement. Elle assure le traitement mécanique
des polluants organiques, eaux usées domestiques, alors que le traitement chimique des rejets
n’est pas fonctionnel. La quantité d’eau traitée est de 25 à 30 m
3
/j au lieu de 1000m
3
/j (Plan
de Gestion du lac de Réghaia)
La disparition des dunes les plus importantes par extraction de sable est signalée ; les effets
sont encore mal perçus.
La pêche de loisir est pratiquée sur la cote. La pêche professionnelle en mer n’a pas été
étudiée sur le secteur. La chasse sous-marine cible certaines espèces d’intérêt commercial
telles que le mérou et le corb. Les restaurants de la zone se font alimenter en poissons nables,
entre autres, par des plongeurs braconniers. Le stock de ces espèces dans cette zone risque très
rapidement d’être en péril si des mesures urgentes et volontaires ne sont pas prises ( Centre
d’Etudes Régionales,2005).
Pression du bâti urbain au détriment de la sensibilité du site. Les centres urbains suscitent et
favorisent le développement d’activités balnéaire. L’urbanisation provoque le recul du trait de
côte, génère la pollution du milieu marin et aussi la diminution de la posidonie qui joue un
rôle très important ( freine les vagues).
Résultats et discussion
28
d) Menaces
La menace est la situation non favorable, obstacle, risque, contexte menaçant qui peut influer
négativement.
Si la spécificité biologique et écologique de la zone de Réghaia justifie amplement l’intérêt
qui lui est porté, la proximité d’Alger et les risques de la sur fréquentation estivale liée à la
démographie et au transfert d’une partie de la population vers l’est d’Alger depuis la
fermeture de certaines plages de l’ouest, fait craindre une fréquentation excessive pour cette
zone. A cet effet, il est impératif de concevoir et d’appliquer un plan d’activités et de
canalisation des estivants, faute à quoi la région sera totalement asphyxiée et une partie de la
biodiversité marine algérienne détruite définitivement. (Chalabi,2001).
Depuis les années 1980, les peuplements piscicoles du lac ne semblent plus du tout avoir été
étudiés. Plusieurs témoignages laissent indiquer la disparition plus ou moins complète des
poissons du lac au cours des années 1990, à l’exception peut être de l’anguille et du
Gambusie. Les résultats de tentatives récentes de réintroduction ne sont pas connus.
Les eaux de ruissellement du lac de Réghaia sont douces mais polluées par les divers rejets
industriels, urbains et agricoles, en plus de la mauvaise qualité des eaux du lac, la station
d’épuration est en très mauvais état de fonctionnement. Elle assure le traitement mécanique
des polluants organiques, eaux usées domestiques, alors que le traitement chimique des rejets
n’est pas fonctionnel. La quantité d’eau traitée est de 25 à 30 m
3
/j au lieu de 1000m
3
/j (Plan
de Gestion du lac de Réghaia)
La disparition des dunes les plus importantes par extraction de sable est signalée ; les effets
sont encore mal perçus.
La pêche de loisir est pratiquée sur la cote. La pêche professionnelle en mer n’a pas été
étudiée sur le secteur. La chasse sous-marine cible certaines espèces d’intérêt commercial
telles que le mérou et le corb. Les restaurants de la zone se font alimenter en poissons nables,
entre autres, par des plongeurs braconniers. Le stock de ces espèces dans cette zone risque très
rapidement d’être en péril si des mesures urgentes et volontaires ne sont pas prises ( Centre
d’Etudes Régionales,2005).
Pression du bâti urbain au détriment de la sensibilité du site. Les centres urbains suscitent et
favorisent le développement d’activités balnéaire. L’urbanisation provoque le recul du trait de
côte, génère la pollution du milieu marin et aussi la diminution de la posidonie qui joue un
rôle très important ( freine les vagues).
