Généralités
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I. Notion de benthos Méditerranéen
Le benthos (issu d’un mot grec signifiant « profondeur ») regroupe l’ensemble des
organismes animaux, végétaux et bactériens en relation étroite avec le fond, depuis le rivage
jusqu’aux grandes profondeurs. C’est une mosaïque d’habitats, hétérogènes variables suivant
les saisons, dans leur biomasse et leur diversité. On distingue :
Le phytobenthos, qui comprend aussi bien les micro-algues unicellulaires comme
certaines diatomées, les macro-algues et les magnoliophytes ;
Le zoobenthos qui rassemble tous les animaux vivant sur le fond (vers, mollusque,
crustacés,…).
Parmi ces organismes, on distingue les êtres vivants qui vivent à la surface du substrat : les
épibiontes (épiflore et épifaune) et les endobiontes qui sont les animaux vivant à l’intérieur
du substrat. La texture des sédiments est l’élément fondamental qui influence la distribution
des organismes.
Comme signalé en introduction, la prise en compte de ces communautés permet d’observer et
de comprendre les changements intervenants dans leur structure suite aux pressions
anthropiques ou aux variations climatiques.
En effet, les espèces d’invertébrés benthiques ont une longévité individuelle moyenne allant
de l’année pour les espèces opportunistes à quelques dizaines d’années pour les espèces
possédant une grande longévité. Passé le stade larvaire, souvent pélagique, ces espèces sont
sédentaires et ne peuvent donc échapper aux multiples stress environnementaux, chroniques
ou accidentels. Par ailleurs leur activité de nutrition (utilisation en tant qu’organismes
biointégrateurs) les conduit à accumuler des molécules peu ou pas dégradables, difficilement
décelables. Ces caractéristiques fonctionnelles confèrent aux communautés benthiques des
propriétés d’intégration, de mémorisation et d’amplification qui en font d’excellents
indicateurs des changements environnementaux tant d’origine climatique qu’anthropique
(Kantin et al, 2006).
Les biocénoses des sédiments meubles représentent de larges étendues ; certaines unités sont
remarquables au niveau diversité et rôle fonctionnel (zones de nourricerie, protection du
littoral), et sont particulièrement sensibles à la contamination pélitique (par les particules qui
constituent la vase) ou à l’enrichissement en matière organique dans le sédiment.
Les peuplements benthiques se définissent d’une part par le substrat qui les compose et qui
les abritent, le type et la granulosité du sédiment (sable, vase, cailloutis …) et d’autre part,
par un certain nombre d’espèces qui les composent et qui les caractérisent (Kantin et al,
2006).
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I. Notion de benthos Méditerranéen
Le benthos (issu d’un mot grec signifiant « profondeur ») regroupe l’ensemble des
organismes animaux, végétaux et bactériens en relation étroite avec le fond, depuis le rivage
jusqu’aux grandes profondeurs. C’est une mosaïque d’habitats, hétérogènes variables suivant
les saisons, dans leur biomasse et leur diversité. On distingue :
Le phytobenthos, qui comprend aussi bien les micro-algues unicellulaires comme
certaines diatomées, les macro-algues et les magnoliophytes ;
Le zoobenthos qui rassemble tous les animaux vivant sur le fond (vers, mollusque,
crustacés,…).
Parmi ces organismes, on distingue les êtres vivants qui vivent à la surface du substrat : les
épibiontes (épiflore et épifaune) et les endobiontes qui sont les animaux vivant à l’intérieur
du substrat. La texture des sédiments est l’élément fondamental qui influence la distribution
des organismes.
Comme signalé en introduction, la prise en compte de ces communautés permet d’observer et
de comprendre les changements intervenants dans leur structure suite aux pressions
anthropiques ou aux variations climatiques.
En effet, les espèces d’invertébrés benthiques ont une longévité individuelle moyenne allant
de l’année pour les espèces opportunistes à quelques dizaines d’années pour les espèces
possédant une grande longévité. Passé le stade larvaire, souvent pélagique, ces espèces sont
sédentaires et ne peuvent donc échapper aux multiples stress environnementaux, chroniques
ou accidentels. Par ailleurs leur activité de nutrition (utilisation en tant qu’organismes
biointégrateurs) les conduit à accumuler des molécules peu ou pas dégradables, difficilement
décelables. Ces caractéristiques fonctionnelles confèrent aux communautés benthiques des
propriétés d’intégration, de mémorisation et d’amplification qui en font d’excellents
indicateurs des changements environnementaux tant d’origine climatique qu’anthropique
(Kantin et al, 2006).
Les biocénoses des sédiments meubles représentent de larges étendues ; certaines unités sont
remarquables au niveau diversité et rôle fonctionnel (zones de nourricerie, protection du
littoral), et sont particulièrement sensibles à la contamination pélitique (par les particules qui
constituent la vase) ou à l’enrichissement en matière organique dans le sédiment.
Les peuplements benthiques se définissent d’une part par le substrat qui les compose et qui
les abritent, le type et la granulosité du sédiment (sable, vase, cailloutis …) et d’autre part,
par un certain nombre d’espèces qui les composent et qui les caractérisent (Kantin et al,
2006).
