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Figure 7 : Bathymétrie de la Méditerranée occidentale. Isolignes tracées tous les
300 m à partir de 200 m, (OBATON, 1998).
2.2. Météorologie, bilan hydrique et radiatif :
De par sa position géographique la méditerranée subit un climat continental
caractérisé par de faibles précipitations et apport de fleuves et une forte évaporation. Il
en résulte un déficit annuel de 0.9 m par an (BETHOUX, et al, 2001). Par le détroit de
Gibraltar, l’apport des eaux atlantiques qui entrent en mer Méditerranée est de l’ordre de
0.8 ± 0.1 Sv et l’export d’eau méditerranéenne est équivalent (SEND et al, 1999 in
TESTOR, 2002). Ces eaux atlantiques qui entrent en surface (0-100m) présentent une
température d’environ 16 C et une salinité d’environ 36.4 psu (TESTOR, 2002), tandis
que l’eau méditerranéenne qui sort en profondeur est à la fois plus froide et plus salée
avec une température d’environ 13C et une salinité d’environ 38.4 psu, (TESTOR, 2002).
Le flux entrant d’eau atlantique a pour vocation non seulement de combler le déficit en
eau de 1 m par an mais de remplacer également le flux profond sortant, qui représente,
pour l’ensemble de la Méditerranée une perte d’environ 20 m par an (BETHOUX, 1980).
En résumé, la mer Méditerranée est un bassin de concentration dont le moteur
principal est le climat continental et un déficit en eau. La Méditerranée perd de la chaleur
et de l’eau dans l’atmosphère. D’autre part, les eaux atlantiques de surface sont
transformées en eaux méditerranéennes.
2.3. Hydrologie et circulation générale des eaux dans le bassin occidental :
On distingue principalement quatre masses d’eaux dans ce bassin (MILLOT,
1999). Les eaux de surface sont composées d’Eau Atlantique dans tout le bassin. Les
caractéristiques de ces eaux de surface évoluent ensuite par mélange avec les masses
d’eaux méditerranéennes et sous l’action des flux atmosphériques. Elle devient d’abord
de l’Eau Atlantique modifiée (MAW), avec une salinité de l’ordre de 38 psu. Elle
s’étend de la surface jusqu'à une profondeur de 100-350 m dans tout le bassin algéroprovençal, ( TESTOR, 2002).
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