Chapitre II
Synthèse bibliographique et situation géographique
19
des ouvrages maritimes portuaires et/ou de protection ainsi que lors de l’analyse de
l’évolution du trait de côte.
II.3. Paramètres d’évaluation de la qualité des eaux et des sédiments
II.3.1. Les métaux lourds
Un métal est un élément chimique naturellement présent dans l’environnement. Il est issu
,le plus souvent, d’un minerai doté d’un éclat particulier, bon conducteur de chaleur et
d’électricité, ayant des caractéristiques de dureté et de malléabilité, se combinant aisément
avec d’autres éléments pour former des alliages utilisés par l’homme depuis l’Antiquité.
Si les métaux sont souvent indispensables au déroulement des processus biologiques
(oligo-éléments), nombre d’entre eux peuvent s’avérer contaminants pour diverses formes de
vie, lorsque leur concentration dépasse un seuil, lui même fonction de l’état physico-chimique
de l’élément considéré. C’est le cas du fer (Fe), du cuivre (Cu), du zinc (Zn)…
D’autres ne sont pas nécessaires à la vie et peuvent être même préjudiciables comme le
mercure (Hg), le plomb (Pb), le cadmium (Cd) et l’antimoine (Sb). (Chiffoleau et al., 2001 in
Casas, 2005).
L’appellation « éléments en traces métalliques » (ETM) ou par extension « éléments
traces » est communément utilisée pour désigner les éléments métalliques naturels
caractérisés par une masse volumique élevée, supérieure à 5g/cm
3 . (Casas, 2005).
II.3.1.1. Origines des métaux lourds dans le milieu marin
Origines naturelles
Il existe plusieurs sources naturelles de métaux lourds dans le milieu marin telles que :
• Les roches et produits d’altération et du lessivage des sols.
• Les fleuves, rivières et les oueds particulièrement au moment des grandes crues.
• Les activités sismique et volcanique fréquentes dans la région Méditerranéenne.
• Les phénomènes géothermiques intéressant les métaux les plus volatiles tels que le
mercure et le plomb.
• La voie atmosphérique non négligeable où le transport s’effectue par les vents et les
pluies de poussière ou des formes dissoutes.
Origines anthropogènes
L’homme est parmi les principales sources de rejet des métaux lourds en mer par ses :
• Déversements domestiques provenant directement des systèmes d’évacuation des eaux
usées des agglomérations littorales.
• Rejets industriels (cimenteries, fonderies, peintures).
• Emplois des différents produits agricoles (pesticides, herbicides).
Dans cette étude trois métaux seront analysés. Il s’agit du mercure, du cadmium et du
plomb. L’intérêt porté à ces métaux est leur toxicité pour l’homme. De plus, ils se transportent
et changent de forme chimique et ils ont une conductivité électrique élevée qui explique leur
utilisation dans de nombreuses industries (Casas, 2005).
Synthèse bibliographique et situation géographique
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des ouvrages maritimes portuaires et/ou de protection ainsi que lors de l’analyse de
l’évolution du trait de côte.
II.3. Paramètres d’évaluation de la qualité des eaux et des sédiments
II.3.1. Les métaux lourds
Un métal est un élément chimique naturellement présent dans l’environnement. Il est issu
,le plus souvent, d’un minerai doté d’un éclat particulier, bon conducteur de chaleur et
d’électricité, ayant des caractéristiques de dureté et de malléabilité, se combinant aisément
avec d’autres éléments pour former des alliages utilisés par l’homme depuis l’Antiquité.
Si les métaux sont souvent indispensables au déroulement des processus biologiques
(oligo-éléments), nombre d’entre eux peuvent s’avérer contaminants pour diverses formes de
vie, lorsque leur concentration dépasse un seuil, lui même fonction de l’état physico-chimique
de l’élément considéré. C’est le cas du fer (Fe), du cuivre (Cu), du zinc (Zn)…
D’autres ne sont pas nécessaires à la vie et peuvent être même préjudiciables comme le
mercure (Hg), le plomb (Pb), le cadmium (Cd) et l’antimoine (Sb). (Chiffoleau et al., 2001 in
Casas, 2005).
L’appellation « éléments en traces métalliques » (ETM) ou par extension « éléments
traces » est communément utilisée pour désigner les éléments métalliques naturels
caractérisés par une masse volumique élevée, supérieure à 5g/cm
3 . (Casas, 2005).
II.3.1.1. Origines des métaux lourds dans le milieu marin
Origines naturelles
Il existe plusieurs sources naturelles de métaux lourds dans le milieu marin telles que :
• Les roches et produits d’altération et du lessivage des sols.
• Les fleuves, rivières et les oueds particulièrement au moment des grandes crues.
• Les activités sismique et volcanique fréquentes dans la région Méditerranéenne.
• Les phénomènes géothermiques intéressant les métaux les plus volatiles tels que le
mercure et le plomb.
• La voie atmosphérique non négligeable où le transport s’effectue par les vents et les
pluies de poussière ou des formes dissoutes.
Origines anthropogènes
L’homme est parmi les principales sources de rejet des métaux lourds en mer par ses :
• Déversements domestiques provenant directement des systèmes d’évacuation des eaux
usées des agglomérations littorales.
• Rejets industriels (cimenteries, fonderies, peintures).
• Emplois des différents produits agricoles (pesticides, herbicides).
Dans cette étude trois métaux seront analysés. Il s’agit du mercure, du cadmium et du
plomb. L’intérêt porté à ces métaux est leur toxicité pour l’homme. De plus, ils se transportent
et changent de forme chimique et ils ont une conductivité électrique élevée qui explique leur
utilisation dans de nombreuses industries (Casas, 2005).
