Chapitre I
Dragage et lois associées
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Les pratiques de dragage consistaient encore récemment à charger dans les barges les
déblais indésirables obstruant les chenaux et limitant la profondeur des bassins et à les
immerger au large, suffisamment loin des côtes. Les analyses relatives à la qualité des
matériaux restaient succinctes, limitées à des considérations granulométriques nécessaires au
chantier. Les préoccupations environnementales étaient secondaires.
La problématique des dragages est à l’heure actuelle en pleine évolution, les techniques
utilisées doivent faire l’objet d’adaptation afin d’intégrer des considérations
environnementales.
Par définition, les ports constituent des plans d’eau calmes, favorables à une sédimentation
importante des particules fines. Les eaux portuaires constituent ainsi le réceptacle final pour
divers rejets en provenance des bassins versants. Les contaminants adsorbés sur les particules
fines sont ainsi piégées de façon préférentielle sur les sédiments au fond des bassins
portuaires.
I.3. La nécessité du dragage et son impact sur l’environnement
Les dragages représentent principalement, une dimension économique pour le
développement et le maintien des activités portuaires. Le régime juridique de la
problématique des dragages tente d’allier développement économique et protection/gestion de
l’environnement.
Dans tous les ports dont les chenaux d’accès sont soumis à des phénomènes d’envasement
et d’ensablement, les travaux sont nécessaires pour dégager toute obstruction et assurer la
navigation. Ils constituent parfois le préalable à la réalisation de nouveaux aménagements
portuaires. Les dragages portuaires (travaux d’entretien ou travaux neufs) génèrent de très
grandes quantités de déblais (de plusieurs milliers ou million de m
3 ) parfois contaminées par
des métaux lourds, des hydrocarbures…
D’après Clark (1977), le dragage est la menace la plus sérieuse pour les écosystèmes
littoraux. Certains processus par lesquels il est susceptible d’affecter le milieu marin sont plus
théoriques que réels. On peut résumer l’essentiel de la façon suivante :
- La drague, en modifiant la topographie du fond, peut rendre la zone d’extraction impropre au
chalutage, même après cessation des activités.
- Si le dragage a lieu à faible distance des côtes, l’équilibre du littoral peut être affecté,
entrainant des modifications des lignes de rivage et en particulier des plages.
- En cours de dragage, le pompage des matériaux au fond entraine la mise en suspension d’une
partie de la fraction fine du sédiment. Cette turbidité, indépendamment de la gêne intrinsèque
qu’elle peut causer dans les zones touristiques, peut provoquer une baisse de la transparence
de l’eau, ayant pour conséquence une diminution de la pénétration de la lumière, donc de la
photosynthèse. Le danger que peut constituer la désorption d’éléments toxiques fixés par la
vase au cours de sa remise en suspension est à prendre en compte ainsi que les sédimentations
intempestives dans les régions qui avoisinent la zone d’extraction.
Dragage et lois associées
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Les pratiques de dragage consistaient encore récemment à charger dans les barges les
déblais indésirables obstruant les chenaux et limitant la profondeur des bassins et à les
immerger au large, suffisamment loin des côtes. Les analyses relatives à la qualité des
matériaux restaient succinctes, limitées à des considérations granulométriques nécessaires au
chantier. Les préoccupations environnementales étaient secondaires.
La problématique des dragages est à l’heure actuelle en pleine évolution, les techniques
utilisées doivent faire l’objet d’adaptation afin d’intégrer des considérations
environnementales.
Par définition, les ports constituent des plans d’eau calmes, favorables à une sédimentation
importante des particules fines. Les eaux portuaires constituent ainsi le réceptacle final pour
divers rejets en provenance des bassins versants. Les contaminants adsorbés sur les particules
fines sont ainsi piégées de façon préférentielle sur les sédiments au fond des bassins
portuaires.
I.3. La nécessité du dragage et son impact sur l’environnement
Les dragages représentent principalement, une dimension économique pour le
développement et le maintien des activités portuaires. Le régime juridique de la
problématique des dragages tente d’allier développement économique et protection/gestion de
l’environnement.
Dans tous les ports dont les chenaux d’accès sont soumis à des phénomènes d’envasement
et d’ensablement, les travaux sont nécessaires pour dégager toute obstruction et assurer la
navigation. Ils constituent parfois le préalable à la réalisation de nouveaux aménagements
portuaires. Les dragages portuaires (travaux d’entretien ou travaux neufs) génèrent de très
grandes quantités de déblais (de plusieurs milliers ou million de m
3 ) parfois contaminées par
des métaux lourds, des hydrocarbures…
D’après Clark (1977), le dragage est la menace la plus sérieuse pour les écosystèmes
littoraux. Certains processus par lesquels il est susceptible d’affecter le milieu marin sont plus
théoriques que réels. On peut résumer l’essentiel de la façon suivante :
- La drague, en modifiant la topographie du fond, peut rendre la zone d’extraction impropre au
chalutage, même après cessation des activités.
- Si le dragage a lieu à faible distance des côtes, l’équilibre du littoral peut être affecté,
entrainant des modifications des lignes de rivage et en particulier des plages.
- En cours de dragage, le pompage des matériaux au fond entraine la mise en suspension d’une
partie de la fraction fine du sédiment. Cette turbidité, indépendamment de la gêne intrinsèque
qu’elle peut causer dans les zones touristiques, peut provoquer une baisse de la transparence
de l’eau, ayant pour conséquence une diminution de la pénétration de la lumière, donc de la
photosynthèse. Le danger que peut constituer la désorption d’éléments toxiques fixés par la
vase au cours de sa remise en suspension est à prendre en compte ainsi que les sédimentations
intempestives dans les régions qui avoisinent la zone d’extraction.
