Synthèse documentaire
Chapitre II : Les métaux traces
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Dans plusieurs enquêtes épidémiologiques en milieu professionnel, on relève des indications
d’un possible excès de cancers du poumon. Toutefois ces enquêtes ne permettent pas de séparer les
effets éventuels du cadmium de ceux d’autres facteurs, tels que le tabagisme, la pollution
atmosphérique et l’exposition professionnelle à d’autres substances toxiques. (INERIS, 2011).
Cependant, le Comité mis en place par la Commission des Communautés européennes a
décidé de classer le sulfate, l’oxyde et le sulfure de cadmium comme cancérogènes « probables »
par inhalation pour l’homme (Miquel, 2001 ; Ramade, 2000) (voir Tab. 6 annexe 1-2).
On a relié l’ingestion chronique de cadmium avec la maladie itaï-itaï, observée tout d’abord
au Japon (Friberg, et al., 1974). On a évalué l’apport individuel de cadmium ingéré à 0,6 mg dans la
région où l’itaï-itaï est endémique,( Schroeder, 1965) mais cet apport devait être beaucoup plus
élevé avant 1955 moment où l’on a pris des mesures de dépollution dans la mine voisine.
Trois types de toxicités induites principalement par inhalation et ingestion des sels de
cadmium (PNUE/FAO/OMS, 1989) (voir annexe I-2) :
Toxicocinétique
Toxicité aiguë
Toxicité chronique
Apport quotidien acceptable
L’Organisation mondiale de la santé a recommandé que l’apport de cadmium admissible
provisoirement n’excède pas 0,4 à 0,5 mg par semaine (FAO/OMS, 1972) ou 0,057 à 0,071 mg/jour
(OMS, 1972). Des normes de rejet, des eaux résiduaires de l’activité du traitement de surface sont
établi (voir Tab. 7 annexe 1-2).
Chez la faune et la flore
Les niveaux de concentration rencontrés sont très variables d’un organisme à un autre et, au sein
d’une même espèce, liés au cycle saisonnier, à l’âge des individus et à l’environnement dans lequel
l’organisme se développe.
La concentration que l’on mesure dans la matière vivante est le résultat de trois processus :
assimilation (active et/ou passive) – stockage – excrétion. Différentes études indiquent que le
cadmium est bioconcentré mais pas biomagnifié le long du réseau trophique (Bryan, 1984 ; Fowler,
1990 ; Miramand et al., 1998) in Chiffoleau, et al., 1999.
A de très fortes concentrations comprises entre 1 et 10 mg/L, le cadmium provoque à court
terme la mort des individus expérimentalement exposés.
Les effets sublétaux sont observables pour des concentrations relativement importantes
comprises entre 1 à 50 μg/l selon la durée d’expérimentation,
Une écotoxicité aiguë et chronique a été observé chez les organismes pélagiques et benthiques
(voir annexe I-2)
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