Synthèse documentaire
Chapitre II : Les métaux traces
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1.2. Spéciation et comportement physicochimique
Le cadmium est un élément non conservatif que l’on rencontre en milieu aquatique sous
diverses formes physiques (dissoute, colloïdale, particulaire) et sous différentes formes chimiques
(minérale ou organique). Un ensemble de variables physico-chimiques du milieu (salinité, pH…)
gouvernent les « transformations » du cadmium dans l’environnement.
La distinction entre les formes physiques se fait par filtration (et ultrafiltration), elle est
fixée, arbitrairement, en fonction de leur taille :
Solution vraie
Ion libre : Cd
2+
Complexes minéraux
et organiques
Colloïde
Minéral ou organique
Particules
Cd adsorbé
Cd précipité
Ou coprécipité
1 nm
0,4 µm
1.3. Toxicité du cadmium
Bowen (1979), considère qu’un élément devient potentiellement toxique lorsque le taux
d’extraction de cet élément excède le taux naturel de son cycle d’un facteur dix ou plus.
Les divers composés du cadmium présentent des effets toxiques variables selon leur
solubilité, et donc leur facilité d’assimilation par l’organisme. Ainsi, le chlorure de cadmium,
soluble, apparaît plus toxique que le sulfure de cadmium très insoluble.
D’un point de vue général, les polluants inorganiques ont en commun certaines caractéristiques
environnementales :
Chez l’homme
La principale préoccupation vis-à-vis du cadmium correspond aux possibilités d’expositions
prolongées et à de faibles doses. Les principales causes d’exposition au cadmium sont
l’alimentation et le tabagisme.
L’essentiel du cadmium ingéré provient en partie de végétaux à feuillage vert, salades,
choux, épinards et dans une moindre mesure des céréales et d’autres aliments tels que : le foie, les
rognons, les moules, les huitres, les coquilles st-jacques et les clams.
L’accumulation du cadmium s’effectuant principalement dans les reins, cet organe est
considéré, de ce fait, comme un organe « cible ». La principale voie d’élimination du cadmium est
l’urine, mais cette élimination est très lente, son temps de demi-vie est estimé à 20 ans dans
l’organisme.
La toxicité des métaux lourds vis-à-vis des organismes vivants dépend de leur nature, leur
concentration, leur mode d’action, leur spéciation et de leur biodisponibilité (Bonnet, 2000).
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