Chapitre III: Matériels et Méthodes
[50]
La datation par la méthode du plomb 210 est limitée aux dépôts de sédiments sur une durée
comprise entre 120 et 150 ans (Appleby, 1992).
2.3.2. Evaluation de la vitesse de sédimentation au moyen du
137 Cs
Pour évaluer les intervalles de temps (information événementielle), on dispose des retombées
de
137 Cs des essais thermonucléaires, dont on connaît très bien le calendrier, entre 1954 et
1970 avec un pic en 1963 et aussi de l’apport par l’accident de Tchernobyl, en Avril 1986. La
quantité de
137 Cs dans le sédiment et son profil de répartition en fonction de la profondeur
dans le sol dépendra donc de l’histoire du site depuis les années 60 (Bonté, 2006).
La distance au niveau du profil qui sépare les deux pics de 1963 et 1986 permet le calcul du
taux de sédimentation moyen.
Cette méthode de datation permet aussi la validation de la chronologie du
210
Pb dans une
colonne de sédiment (Anna DI Laura, 2004, Radakovitch, 1999 in Noureddine, 2007).
2.4. Analyse par spectromètre d’émission des rayons X (Fluorescence X)
Depuis 1895, date de la découverte du rayonnement X par W. Röntgen, les nombreuses
travaux concernant aussi bien l’émission de ce rayonnement que son interaction avec la
matière ont conduit au développement de puissante méthodes d’analyse, utilisables en
laboratoire de recherche ou de contrôle, et même dans certain cas in situ. La diffusion des
rayons X par la matière permet, notamment par l’observation de phénomènes d’interférence
(diffraction), de connaître l’organisation interne de celle-ci, et d’étudier la structure des
cristaux et des molécules (Despujols, 2000).
On appelle Rayon X les radiations électromagnétiques comprise entre 0.1 et 0.5Å. Le
domaine de ces rayons recouvre celui des rayons gamma mais avec une grande différence
dans la production des rayons gamma et de rayons X ; L’émission de rayons gamma est fait
depuis le noyau de l’atome tandis que les rayons X viennent des processus qui se produisent
dans les orbitales des électrons (Centre SPIN).
La spectrométrie de fluorescence X à dispersion de longueurs d’ondes (WD-XRF) est une
technique d’analyse multi-élémentaire non destructive. Cette méthode permet de déterminer
avec précision la composition chimique globale d’un échantillon en éléments majeurs et en
éléments traces. Son domaine d’investigation s’étend du Bore (Z=5) à l’Uranium (Z=92). Elle
a pour avantages une préparation simple des échantillons, la rapidité des analyses et une
bonne reproductibilité. Elle est utilisée pour déterminer la composition élémentaire d’un
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La datation par la méthode du plomb 210 est limitée aux dépôts de sédiments sur une durée
comprise entre 120 et 150 ans (Appleby, 1992).
2.3.2. Evaluation de la vitesse de sédimentation au moyen du
137 Cs
Pour évaluer les intervalles de temps (information événementielle), on dispose des retombées
de
137 Cs des essais thermonucléaires, dont on connaît très bien le calendrier, entre 1954 et
1970 avec un pic en 1963 et aussi de l’apport par l’accident de Tchernobyl, en Avril 1986. La
quantité de
137 Cs dans le sédiment et son profil de répartition en fonction de la profondeur
dans le sol dépendra donc de l’histoire du site depuis les années 60 (Bonté, 2006).
La distance au niveau du profil qui sépare les deux pics de 1963 et 1986 permet le calcul du
taux de sédimentation moyen.
Cette méthode de datation permet aussi la validation de la chronologie du
210
Pb dans une
colonne de sédiment (Anna DI Laura, 2004, Radakovitch, 1999 in Noureddine, 2007).
2.4. Analyse par spectromètre d’émission des rayons X (Fluorescence X)
Depuis 1895, date de la découverte du rayonnement X par W. Röntgen, les nombreuses
travaux concernant aussi bien l’émission de ce rayonnement que son interaction avec la
matière ont conduit au développement de puissante méthodes d’analyse, utilisables en
laboratoire de recherche ou de contrôle, et même dans certain cas in situ. La diffusion des
rayons X par la matière permet, notamment par l’observation de phénomènes d’interférence
(diffraction), de connaître l’organisation interne de celle-ci, et d’étudier la structure des
cristaux et des molécules (Despujols, 2000).
On appelle Rayon X les radiations électromagnétiques comprise entre 0.1 et 0.5Å. Le
domaine de ces rayons recouvre celui des rayons gamma mais avec une grande différence
dans la production des rayons gamma et de rayons X ; L’émission de rayons gamma est fait
depuis le noyau de l’atome tandis que les rayons X viennent des processus qui se produisent
dans les orbitales des électrons (Centre SPIN).
La spectrométrie de fluorescence X à dispersion de longueurs d’ondes (WD-XRF) est une
technique d’analyse multi-élémentaire non destructive. Cette méthode permet de déterminer
avec précision la composition chimique globale d’un échantillon en éléments majeurs et en
éléments traces. Son domaine d’investigation s’étend du Bore (Z=5) à l’Uranium (Z=92). Elle
a pour avantages une préparation simple des échantillons, la rapidité des analyses et une
bonne reproductibilité. Elle est utilisée pour déterminer la composition élémentaire d’un
