Chapitre III: Matériels et Méthodes
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jusqu’à disparition du
210 Pb d’origine atmosphérique. Il ne reste plus que celui produits in
situ. Cette distribution verticale peut être perturbée par plusieurs processus qui peuvent rendre
plus compliquée l’évaluation de la datation, notamment les phénomènes de diffusion, de
bioturbation, de remobilisation et de granulométrie (Matiscoff, 1987 in Noureddine, 2007).
Pour la détermination du taux de sédimentation au moyen du plomb 210, deux modèles
mathématiques principales sont utilisés dans le milieu marin : Le premier modèle s’appelle
« Constant Rate Supply » ou le CRS, et le deuxième s’appelle « Constant Initial
Concentration » ou le CIC (Appleby, 1983)
Dans le premier modèle on suppose un apport de
210 Pb de l’atmosphère constant dans le
temps, fournissant un apport constant au sédiment, indépendamment de tout changement lié
au taux de sédimentation. Ce dernier peut varier selon qu’il y a une dilution ou une
concentration du
210 Pb. Dans le modèle CRS, l’activité A du
210 Pb cumulée, en dessous du
sédiment à une profondeur (x) est calculée à partir de l’équation (Noureddine, 2007) :
A
A
Ln
t
0
1
λ
=
(33)
Dans le deuxième modèle, on suppose une concentration initiale en
210 Pb constante,
indépendamment de tout changement dans le taux de sédimentation. Autrement dit, l’activité
au niveau de l’interface eau-sédiment est toujours la même (Allen, 1993).
Dans ce modèle CIC, le contenu du
210 Pb exc (C) est donné par l’équation :
λt
e
C
C(t)
−
= 0
(34)
Où C 0 est le contenu du
210
Pb au niveau de l’interface eau-sédiment et l’âge du sédiment sera
alors donné par :
C
C
Ln
t
0
1
λ
=
(35)
Où :
t : est le temps écoulé pour se retrouver à la profondeur (x) ;
λ : est la constante de désintégration du
210 Pb (= 0,0311 a
-1 ).
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