Chapitre IV.
Dragage et devenir des sédiments
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IV.1. Le contexte de dragage
Le dragage maritime recouvre des activités multiples. En milieu portuaire, il vise à rétablir la
côte d'exploitation des chenaux et des bassins existants pour permettre la navigation (dragages
d'entretien) ou à creuser pour des nouveaux aménagements.
Par définition, les ports constituent des plans d'eau calmes, favorables à une sédimentation
importante des particules fines. Les eaux portuaires constituent ainsi le réceptacle final pour
divers rejets en provenance des bassins versants. Les contaminants adsorbés sur les particules
fines sont ainsi piégés de façon préférentielle sur les sédiments au fond des bassins portuaires.
A l’heure actuelle, les opérations de dragages ont confrontées à de vraies difficultés, aussi
bien d’ordre :
Juridique (réglementation et procédures complexes ...).
Environnemental (prise en compte de seuils de contamination de plus en plus draconiens,
impact environnemental..).
Technique et scientifique (traitement et filière de valorisation).
Financier (coût du dragage et du traitement des sédiments).
Social (vives oppositions des pêcheurs et des associations environnementales contre les
opérations d’immersion ...).
IV.2. La réglementation relative aux dragages
IV.2.1. Règlementation internationale
Le document de référence, lorsque l’on aborde le problème de la gestion des sédiments
contaminés, est connu sous le nom de Convention de Londres (Convention pour la prévention
de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets et autres matières : Gestion des
sédiments contaminés (IMO, 1972). Il y est question, entre autres déchets, des matériaux de
dragage. Cette convention, entrée en vigueur en 1975, marque le début de la réglementation
de l’immersion qui était jusque-là inexistante. En pleine mer était alors, la voie d’élimination
des matériaux de dragage la plus utilisée puisque non réglementée et bon marché. Au fil des
ans, des annexes concernant des aspects spécifique sont été ajoutées à la convention; parmi
elles, le « cadre pour l’évaluation des déblais de dragage » (IMO, 1995). Elle décrit les
procédures d’évaluation du caractère opportun des opérations d’immersion en pleine mer, et
dans le cas contraire propose des alternatives de stockage. Elle promeut également la
prévention de la pollution, les matériaux « propres » étant facilement valorisables.
Dragage et devenir des sédiments
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IV.1. Le contexte de dragage
Le dragage maritime recouvre des activités multiples. En milieu portuaire, il vise à rétablir la
côte d'exploitation des chenaux et des bassins existants pour permettre la navigation (dragages
d'entretien) ou à creuser pour des nouveaux aménagements.
Par définition, les ports constituent des plans d'eau calmes, favorables à une sédimentation
importante des particules fines. Les eaux portuaires constituent ainsi le réceptacle final pour
divers rejets en provenance des bassins versants. Les contaminants adsorbés sur les particules
fines sont ainsi piégés de façon préférentielle sur les sédiments au fond des bassins portuaires.
A l’heure actuelle, les opérations de dragages ont confrontées à de vraies difficultés, aussi
bien d’ordre :
Juridique (réglementation et procédures complexes ...).
Environnemental (prise en compte de seuils de contamination de plus en plus draconiens,
impact environnemental..).
Technique et scientifique (traitement et filière de valorisation).
Financier (coût du dragage et du traitement des sédiments).
Social (vives oppositions des pêcheurs et des associations environnementales contre les
opérations d’immersion ...).
IV.2. La réglementation relative aux dragages
IV.2.1. Règlementation internationale
Le document de référence, lorsque l’on aborde le problème de la gestion des sédiments
contaminés, est connu sous le nom de Convention de Londres (Convention pour la prévention
de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets et autres matières : Gestion des
sédiments contaminés (IMO, 1972). Il y est question, entre autres déchets, des matériaux de
dragage. Cette convention, entrée en vigueur en 1975, marque le début de la réglementation
de l’immersion qui était jusque-là inexistante. En pleine mer était alors, la voie d’élimination
des matériaux de dragage la plus utilisée puisque non réglementée et bon marché. Au fil des
ans, des annexes concernant des aspects spécifique sont été ajoutées à la convention; parmi
elles, le « cadre pour l’évaluation des déblais de dragage » (IMO, 1995). Elle décrit les
procédures d’évaluation du caractère opportun des opérations d’immersion en pleine mer, et
dans le cas contraire propose des alternatives de stockage. Elle promeut également la
prévention de la pollution, les matériaux « propres » étant facilement valorisables.
