Chapitre I
Biologie de l’Artémia
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VIII. Ecologie :
L’Artémia (Crustacée, Anostracés) est un organisme qui habite des environnements des
hypersalins partout dans le monde, telles que les lacs salés et salines, dans des localités
intérieures et côtières, excepté l'Antarctique (TRIANTAPHYLLIDIS et al., 1998).
Les plupart des études faites par de nombreux auteurs sur la détermination des facteurs
environnementaux et les composantes génétiques influençant la durée de vie et les traits
reproducteurs de l’Artémia se sont concentrés sur la température et la salinité qui sont des
paramètres physiques les plus importants (ABATZOPOULOS, 2003a) affectant la vie des
organismes hypersalins.
Ce branchiopode a acquis des fluctuations adaptatives larges et souvent brusques et extrêmes
dans la salinité, l'irradiation UV, la température et la concentration en oxygène (PERSOONE
ET SORGELOOS, 1980). L’hétérogénéité de son habitat, particulièrement la composition
ionique, est corrélée avec le diamètre des cystes et le poids des nauplii des différentes espèces
(VAN STAPPEN et al., 2001). Les populations d'Artémia sont répandues dans les zones
tropicales, subtropicales, zones a climat tempérés, le long du littoral et a l’intérieure des terres
allant de 100 à 1000km de la mer (SORGELOOS et al., 1996). Comme: les lagunes, les lacs,
les étangs et les salines naturelles ou aménagées. Les milieux côtiers sont dits thalassohalins en
raison de leur richesse en chlorure de sodium (l’exemple de Chaplin Lake, Canada). Alors que
les autres, intérieurs, sont dits athalassohalins, riches en Sulfate, en Carbonate ou encore en
Potassium (Mono Lake, USA). (ZEMMOURI, 1985).
Les biotopes typiques d'Artémia montrent une structure trophique très simple et peu de diversité
d'espèces, 1'absence de prédateurs et de compétiteurs en nourriture lui permet de se développer
en monoculture (SORGELOOS et al., 1996), et vue que la salinité est un facteur essentiel
pour sa présence (présence de prédateurs dans les salinités les plus basses ou intermédiaires)
(VAN STAPPEN, 2002). Le vent, vagues et oiseaux sont les facteurs principaux qui
interviennent dans la dispersion des cystes a travers la nature, les cystes flottant adhérent aux
pattes et plumes d'oiseaux et restent intactes, quelques jours, dans leurs tubes digestifs (CLAUS
et al., 1978). Depuis les années 70 à nos jours, c’est 1’homme qui joue aussi un rôle important
dans cette dispersion au moyen d'inoculation au niveau des salines destinées a 1'exploitation du
sel. Cette opération est très fructueuse, car elle est bénéfique à la fois pour 1'aquaculture et
pour l’amélioration de la qualité et quantité du sel.
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