Chapitre I
Biologie de l’Artémia
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On a remarqué aussi la coexistence de deux espèces dans le même habitat, des mélanges des
populations parthénogénétiques et zygogenetique ont été enregistrés dans des salines
méditerranéennes (SORGELOOS et BEARDMORE, 1996).
II.
Biogéographie de l’Artémia :
L’Artémia a été décrite pour la première fois à Lymington (Angleterre) par Schlosser en
1755 (ABATZOPOULOS, 2006). Depuis plusieurs sites ont été découverts qui contenaient
cette espèce. De ce fait, il est important de connaitre sa répartition dans le monde et la recherche
de nouvelles espèces.
La biogéographie de l’Artémia est discutée par rapport à la différenciation entre les
espèces d’un même ancêtre et par rapport au mode de reproduction (GAJARDO et al., 1998).
L’Artémia est largement distribuée sur les cinq continents (VANHAECKE et SORGELOOS,
1980) dans beaucoup de lacs salés, de lagunes côtières et de salines (figure 1).
Dès 1915 Abonyi a édité une liste de 80 emplacements dans le monde d'Artémia, située
dans 21 pays. Des listes semblables ont été éditées par Artom (1922), avec 18 emplacements,
Stella (1933) 28 emplacements, et Barigozzi (1946) 29 emplacements. Persoone et Sorgeloos
(1980) ont passé en revue la biogéographie d'Artémia, qui a compris une liste d'environ 250
emplacements réparti sur 48 pays dont l’Algérie. VANHAECKE et al., (1987) ont édité une
liste actualisée, couvrant 350 emplacements naturels d'Artémia, et la complétant avec des
coordonnées géographiques, des informations sur le mode de reproduction et les noms
d’espèces si elles sont disponibles.
Dix ans après TRIANTAPHYLLIDIS et al., (1998) ont compilé des revues précédentes, des
rapports récents et des communications personnelles dans une liste d'environ 500 emplacements
d'Artémia dans le monde à l’exception de l’antarctique (SALINE SYSTEMS, 2006), et ont
discuté les données biogéographiques par rapport à la connaissance la plus récente de la
génétique et à la morphométrie du genre Artémia (figure 1).
Au Maghreb par exemple, on trouve l’Artemia dans des sites appelé Chott, Sebkha ou
encore Mellaha. Les Chotts et les Sebkhas sont de grandes dépressions fermées, alimentées par
les eaux de pluies et de ruissellement mais les Chotts sont plus grands en superficie que les
Sebkha. Quand aux Mellaha, elles constituent un ensemble de mares, ou 1'eau de mer s’évapore
sous 1'effet du soleil jusqu'a la cristallisation du sel (HADDAG M., 1991).
Jusqu'ici, il n'y a aucun exemple connu de la coexistence naturelle de différentes espèces
bisexuelles. Mais l’existence des populations sexuelles et des populations parthénogénétiques
sont observées dans certains sites de la méditerranée (TRIANTAPHYLLIDIS et al., 1997).
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