Introduction
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INTRODUCTION:
L’aquaculture a pris des allures de développement depuis ces dernières décennies avec
la praticabilité commerciale de domestication complète de nouvelles espèces (LAVENS et
SORGELOOS, 1996). L’élevage contrôlé des post-larves issues de la reproduction artificielle,
ou en d'autres termes l’existence des écloseries, est devenue dans le monde entier une pratique
générale pour beaucoup d'espèce de poissons, de mollusques et de crustacés.
Aujourd'hui, par exemple, des milliards de post-larves de crevette, de salmonidés, plus de 150
millions de jeunes bar européens et de daurade, quelques 200 millions de la brème… etc. Sont
produits annuellement à partir des œufs incubés (LAVENS et SORGELOOS, 1996).
L’élevage de ces larves est en générale réalisé dans des conditions contrôlées qui exigent des
techniques spécifiques, particulièrement ce qui concerne la zootechnie et les stratégies
d’alimentation en particulier. De par leur ontogenèse, les larves de poisson doivent se nourrir
activement bien avant que le développement de leur système digestif ne soit achevé. Dans l’état
actuel des connaissances, pour la plupart des espèces marines, les aliments inertes proposés ne
conviennent pas aux premières phases de la vie larvaire. Il est donc nécessaire d’alimenter ces
larves avec des proies vivantes depuis la première prise de nourriture (larves de 0,2 à 0,4 mg
selon les espèces) jusqu’à un stade post-larves (de plus de 50 mg). Cette phase représente une
période courte (1 à 2 mois), mais cruciale ou la croissance est rapide (GUILLAUME et al.,
1999). La bouche de petite taille, le développement inachevé de l’appareil digestif, sont des
facteurs de limitation dans le choix et l'utilisation appropriés d'alimentation au cours de la
période dite « startfeeding ».
Par conséquent, le succès de cette aquaculture dépend essentiellement de la disponibilité
d'une nourriture abondante et adéquate pour les jeunes stades. Il s'est avéré que la culture en
masse de zooplancton (Daphnies, rotifères et copépodes), constitue la nourriture naturelle
vivante pour ces stades larvaires. La découverte par Seale (1933) et Rollefsen (1939) que les
larves d'Artémia constituaient une excellente source de nourriture pour des jeunes alevins,
représente une percée importante dans le développement de l'aquaculture (VERSICHELE et
al., 1989 ; VANDEKERKHOVE et al., 2008). Cette nourriture vivante peut en effet être
produite facilement à partir de cystes trouvés en grandes quantités sur les berges des lacs salés
(GRANVIL, 2000). Ces cystes sont en fait des embryons en stade de diapause qui peuvent être
conservés pendant des années et qui, après hydratation pendant 24 h dans de l'eau de mer,
produisent des larves nageantes (SORGELOOS, 1980).
Aujourd’hui, l’Artémia est considérée comme une proie vivante irremplaçable dans les élevages
larvaires de nombreux poissons et crustacés (SORGELOOS et al., 2001).
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