CHAPITRE I
Généralités
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I.3.1.2. Les rejets de nature spécifique à l'hôpital (DARSY et al, 2002) :
Ces rejets sont spécifiques d'une part de l'activité de soins concernant de nombreux services et
d'autre part de l'activité de certains services.
 Les rejets spécifiques communs aux différents services de soins :
On retrouve dans cette catégorie de rejet tout ce qui est relatif :
- aux produits désinfectants et antiseptiques ;
- aux rejets de germes pathogènes ;
- les eaux de cadavres lavées ou venant du cimetière ;
- aux médicaments ;
- aux métaux lourds (mercure).
 Les rejets de produits désinfectants et antiseptiques :
L'hôpital est un gros consommateur de produits désinfectants et antiseptiques, compte tenu
des problèmes d'hygiène qu'on y rencontre.
Les principaux produits désinfectants utilisés pour la désinfection des sols et des surfaces ou
encore pour la désinfection des instruments et des matériels sont :
- soit des produits chlorés, le plus courant étant l'eau de javel.
- soit des produits contenant des aldéhydes tels que par exemple le glutaraldéhyde pour la
désinfection de certains matériels médicochirurgicaux (endoscopes, fibroscopes...) ou
encore le formaldéhyde sous forme liquide employé pour la désinfection des circuits
d'hémodialyse.
- soit des produits contenant des dérivés.
Les antiseptiques, produits chimiques utilisés pour lutter contre les infections bactériennes des
peaux, des plaies sont principalement le soluté de Dakin (dérivé chloré), la Bétadine et la
chlorhexidine.
 Les rejets contenant des éléments pathogènes :
L'hôpital est un lieu où sont concentrées des personnes potentiellement porteuses de germes
pathogènes et où peuvent se développer des infections nosocomiales. Il se pose alors la problématique
de savoir si l'hôpital peut-être générateur d'une pollution bactériologique.
En effet, il peut exister plusieurs sources de rejet d'éléments pathogènes à l'hôpital. Des
germes bactériologiques, viraux et/ou parasitaires peuvent être évacués avec les eaux vannes et avec
les produits d'analyses des laboratoires s'il n'existe pas de systèmes de récupération ou de traitement
spécifiques.
De plus, du fait de l'utilisation quelquefois intensive d'antibiotiques à l'hôpital certaines
souches bactériennes peuvent développer des facultés de poly résistance aux antibiotiques. Le danger
de pollution peut donc être accentué par la présence de ces germes dans le réseau d'assainissement
public.
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