Conclusion :
Cette étude a pour objectif principal l’évaluation des risques pour la santé humaine que peut
présenter le déversement en mer des effluents hospitaliers et urbains. Pour ce faire, nous avons
travaillé sur une portion du littoral de BAB EL OUED s’étendant sur environ 650 m de longueur
et caractérisée par la présence de deux sources de pollution par ces effluents, le collecteur de Kaa
Essour et celui de Oued M’kessel (R’MILA).
Cette commune, rappelons le, est l’une des plus vielles d’Alger, complètement urbanisée, détient
un réseau routier important qui le relie avec plusieurs communes avoisinantes, d’où sa situation
stratégique. Elle rassemble un total de 10 établissements sanitaires (secteurs sanitaires, centres de
santé, cliniques….) et un centre hospitalo-universitaire qui représente 7% de la superficie totale
de la commune (APC de Bab El Oued, 2009)
Ces effluents, caractérisés par leur toxicité très élevée et leur grande charge en microorganismes
entériques, sont déversés directement dans la mer sans aucun traitement préalable, ce qui
constitue une menace permanente, pour la vie aquatique et pour la santé publique.
Sur la base des résultats obtenus à partir des analyses physicochimiques et bactériologiques des
eaux et selon les normes Algériennes (JOA, 1993) en vigueur, on peut définir deux aires
différentes :
• Une aire polluée qui correspond aux stations proches des deux points de rejet ( S1, S2, S8
et S9) dont les valeurs du dénombrement bactériologique ont dépassé les normes, et dont
les analyses physicochimiques ont montré une perturbation importante de tous les
paramètres (salinité, pH, DBO 5 ...etc.)
• Une aire de qualité moyenne qui englobe le reste des stations et qui se caractérise par
une qualité physicochimique et microbiologique acceptable.
Cependant, si on devait comparer ces données par rapport aux nouvelles normes européennes
mises en application depuis 2005 qui sont beaucoup plus stricts, cette plage devrait être
interdite à la baignade (CEAEQ, 2005c).
L’analyse bactériologique des moules a révélé une contamination beaucoup plus importante
que celles des eaux environnantes, ceci est du au phénomène de bioaccumulation caractérisé par
le facteur de bioconcentration qui est de l’ordre de 274,46 pour les coliformes totaux et de 86,41
pour les coliformes fécaux. Cette contamination dépasse largement les normes que ce soit pour
les moules de surface ou celles du fond, par conséquent, la zone de prélèvement (S5) peut être
classée comme une zone interdite à la pêche.
80
Cette étude a pour objectif principal l’évaluation des risques pour la santé humaine que peut
présenter le déversement en mer des effluents hospitaliers et urbains. Pour ce faire, nous avons
travaillé sur une portion du littoral de BAB EL OUED s’étendant sur environ 650 m de longueur
et caractérisée par la présence de deux sources de pollution par ces effluents, le collecteur de Kaa
Essour et celui de Oued M’kessel (R’MILA).
Cette commune, rappelons le, est l’une des plus vielles d’Alger, complètement urbanisée, détient
un réseau routier important qui le relie avec plusieurs communes avoisinantes, d’où sa situation
stratégique. Elle rassemble un total de 10 établissements sanitaires (secteurs sanitaires, centres de
santé, cliniques….) et un centre hospitalo-universitaire qui représente 7% de la superficie totale
de la commune (APC de Bab El Oued, 2009)
Ces effluents, caractérisés par leur toxicité très élevée et leur grande charge en microorganismes
entériques, sont déversés directement dans la mer sans aucun traitement préalable, ce qui
constitue une menace permanente, pour la vie aquatique et pour la santé publique.
Sur la base des résultats obtenus à partir des analyses physicochimiques et bactériologiques des
eaux et selon les normes Algériennes (JOA, 1993) en vigueur, on peut définir deux aires
différentes :
• Une aire polluée qui correspond aux stations proches des deux points de rejet ( S1, S2, S8
et S9) dont les valeurs du dénombrement bactériologique ont dépassé les normes, et dont
les analyses physicochimiques ont montré une perturbation importante de tous les
paramètres (salinité, pH, DBO 5 ...etc.)
• Une aire de qualité moyenne qui englobe le reste des stations et qui se caractérise par
une qualité physicochimique et microbiologique acceptable.
Cependant, si on devait comparer ces données par rapport aux nouvelles normes européennes
mises en application depuis 2005 qui sont beaucoup plus stricts, cette plage devrait être
interdite à la baignade (CEAEQ, 2005c).
L’analyse bactériologique des moules a révélé une contamination beaucoup plus importante
que celles des eaux environnantes, ceci est du au phénomène de bioaccumulation caractérisé par
le facteur de bioconcentration qui est de l’ordre de 274,46 pour les coliformes totaux et de 86,41
pour les coliformes fécaux. Cette contamination dépasse largement les normes que ce soit pour
les moules de surface ou celles du fond, par conséquent, la zone de prélèvement (S5) peut être
classée comme une zone interdite à la pêche.
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