classification d’où : S. typhi et S. paratyphi A et B. Les salmonelles sont responsables
d’infection typho-paratyphoïdes ; de gastro-entérites, de toxi-infection alimentaire par
ingestion des fruits de mer. Dans les eaux littorales polluées ,28% de sédiment est occupé par
les salmonelles. (Geldreich 1972, in J-F Guillaud, 1996)
Lorsque le dénombrement des coliformes dépasse 200 pour 100 ml ; les risques de
rencontre des salmonelles s’élèvent entre 70 et 98% pour les eaux, et de 50 à 80% pour les
sédiments (J-F Guillaud, 1996)
2.4.2.2. Les virus :
Ils appartiennent à plusieurs familles et genres et sont capables de provoquer chez l’homme
des manifestations pathogènes variées allant de l’atteinte de système nerveux aux gastroentérites (J-F Guillaud, 1996). Les entérovirus se présentent en quantités importantes dans les
eaux usées. Leur présence, en tant que marqueurs de pollution virale, dans les effluents
hospitaliers est à corréler avec celle d’autre virus, le VIH par exemple. (Emmanuel, 2003).
Le VIH, agent causal du SIDA, a été isolé des liquides biologiques et excrétions des
personnes infectées. Ces rejets liquides sont directement déversés dans le réseau
d’assainissement des hôpitaux et des laboratoires de recherche et peuvent contribuer à la
présence du virus dans les réseaux de drainage urbains et dans les milieux de déversement.
Casson et al. (1997) mentionnent la présence de particules infectieuses de VIH dans les eaux
naturelles et usées. De plus en plus de scientifiques sont unanimes à reconnaitre que le
nombre de PI pouvant activer la virulence du VIH en milieu liquide inhumain doit être
supérieur à 100 (Casson et al., 1997 ; Lue-Hing et al.,1999 . in Emmanuel, 2003).
2.4.2.3. Les parasites et les champignons :
Les parasites sont des êtres vivants qui obtiennent leurs moyens de subsistance au dépend
d’un autre, appelé hôte. Ils peuvent être facultatifs (pouvant vivre sans hôte) ou obligatoires
(entièrement dépendant de l’hôte) et il existe des parasites animaux et parasites végétaux. En
eau de mer, les parasites végétaux sont plus nombreux que les parasites animaux. (Brisou,
1968)
Contrairement aux bactéries, les champignons sont des microorganismes nucléés (dotés d’un
noyau). En raison de leur remarquable capacité d’adaptation aux différents facteurs de
l’environnement, ils sont largement répandus dans toutes les niches écologiques.
14
Précédent

Evaluation des risques sanitaires liés aux déversements des effuents hospitaliers en mer - 25/115

Suivant