Chapitre I : Généralités.
Les principales sources de pollution proviennent de :
9 L’industrie.
9 Des collectivités, égouts, stations d’épurations.
9 L’agriculture, engrais, traitement par substances phytosanitaires, effluents
d’élevage.
 
I-2- Indicateurs généraux de la pollution
I-2-1- Les pluies acides :
C’est une pluie rendue acide par son contact avec la pollution atmosphérique. En
atteignant le sol, elle provoque de nombreux dommages à la faune et la flore. Elle se forme
lorsque les oxydes de soufre et d’azote s’associent à l’humidité de l’air pour former de l'acide
sulfurique et de l'acide nitrique qui sont ensuite transportés très loin de leur source avant d'être
précipités par les pluies. La pollution peut également être véhiculée par la neige ou le
brouillard, ou encore sous forme sèche. En fait, bien que le terme de pluies acides soit utilisé
depuis plus d'un siècle il provient d'études atmosphériques effectuées dans la région de
Manchester en Angleterre, le terme scientifique le plus approprié devrait être dépôt acide, car
la forme sèche de ces précipitations est tout aussi néfaste pour l'environnement que leur forme
humide.
L’acidification du milieu aquatique, est mise en évidence depuis le milieu du 19ème
siècle, les pluies acides sont la manifestation la plus évidente des transferts de pollution
atmosphérique vers les milieux aquatiques.
Le pH « normal » des précipitations se situe autour de 5,6. Depuis les années 70, on a
mesuré des valeurs oscillant entre 4,5 et 4,0 et allant même jusqu’à 3,0 : c’est pour cela que
l’on parle de « pluies acides ». Ce phénomène est dû à la transformation chimique en acides
sulfurique et nitrique dans l’atmosphère du SO 2 et NO x , (oxyde d’azote). Deux tiers environ
de l’acidité est d’origine sulfurique et un tiers d’origine nitrique.
Les polluants acides peuvent parcourir de grandes distances (plus de 2000 km) dans
l’atmosphère avant de se déposer ou d’être lessivés par la pluie (Delphine, 1999).
Le dioxyde de soufre provient essentiellement de centrales thermiques à charbon ou au
fuel, de fonderies et dans une moindre mesure, des émissions des véhicules. Deux tiers des
oxydes d’azote sont émis par le transport routier. Un tiers provient d’installations fixes,
Evaluation de la pollution des principaux rejets au niveau du littoral algérois.
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