Matériel et méthodes
29
3.3. Prélèvement et conservation du sperme
Selon Janssen (1985), l'anatomie des mâles de C. gariepinus ne permet pas l'obtention
de laitance par pression manuelle ni avec un collecteur de laitance. Toutefois, on vient
aisément à obtenir plusieurs gouttes de sperme très concentré en incisant les lobes des
testicules d'un mâle sacrifié.
Nous avons commencé le prélèvement du sperme une heure au moins avant la fin du
temps de latence de la première femelle injectée la veille, de façon à être prêts avant de
commencer le travail sur les femelles.
Nous allons voir de quelle manière le mâle est sacrifié puis disséqué et comment les
testicules sont ensuite incisés pour recueillir le sperme.
3.3.1. Prélèvement des testicules
Nous avons procédé selon le mode opératoire décrit par Gilles et al. (2001). La
phase délicate de cette opération est de disséquer (opérer) le mâle et de recueillir
les testicules sans les perforer accidentellement, ce qui aurait pour conséquence
une perte de sperme dans la cavité générale du poisson.
Mais le risque majeur est que, s'il y a pénétration d'eau douce dans les testicules,
les spermatozoïdes seraient activés et s'épuisent très rapidement (en une minute
environ) ; ils seraient alors immobiles au moment de la fécondation et aucun
ovule ne serait fécondé.
Pour des raisons éthiques et pratiques, il est nécessaire que le mâle soit bien mort
avant de le disséquer.
Nous avons sacrifié le mâle à l'aide d'une matraque, en lui assenant deux coups
sur la tête. Ensuite, avant de commencer la dissection, il faudra que l'opérateur se
sèche les mains et que le mâle soit posé dans un environnement sec et propre, de
façon à minimiser les risques de contamination par l'eau.
Nous avons alors pratiqué une incision au niveau du ventre du poisson à l'aide de
ciseaux en partant de l'anus jusqu'aux nageoires pectorales. Nous avons glissé un
doigt sous la peau que l'on a incisé pour ne pas entailler les organes internes.
Nous avons cherché alors à repérer les testicules et les vésicules séminales de
façon à reconnaître précisément les organes à prélever (fig. 23).
29
3.3. Prélèvement et conservation du sperme
Selon Janssen (1985), l'anatomie des mâles de C. gariepinus ne permet pas l'obtention
de laitance par pression manuelle ni avec un collecteur de laitance. Toutefois, on vient
aisément à obtenir plusieurs gouttes de sperme très concentré en incisant les lobes des
testicules d'un mâle sacrifié.
Nous avons commencé le prélèvement du sperme une heure au moins avant la fin du
temps de latence de la première femelle injectée la veille, de façon à être prêts avant de
commencer le travail sur les femelles.
Nous allons voir de quelle manière le mâle est sacrifié puis disséqué et comment les
testicules sont ensuite incisés pour recueillir le sperme.
3.3.1. Prélèvement des testicules
Nous avons procédé selon le mode opératoire décrit par Gilles et al. (2001). La
phase délicate de cette opération est de disséquer (opérer) le mâle et de recueillir
les testicules sans les perforer accidentellement, ce qui aurait pour conséquence
une perte de sperme dans la cavité générale du poisson.
Mais le risque majeur est que, s'il y a pénétration d'eau douce dans les testicules,
les spermatozoïdes seraient activés et s'épuisent très rapidement (en une minute
environ) ; ils seraient alors immobiles au moment de la fécondation et aucun
ovule ne serait fécondé.
Pour des raisons éthiques et pratiques, il est nécessaire que le mâle soit bien mort
avant de le disséquer.
Nous avons sacrifié le mâle à l'aide d'une matraque, en lui assenant deux coups
sur la tête. Ensuite, avant de commencer la dissection, il faudra que l'opérateur se
sèche les mains et que le mâle soit posé dans un environnement sec et propre, de
façon à minimiser les risques de contamination par l'eau.
Nous avons alors pratiqué une incision au niveau du ventre du poisson à l'aide de
ciseaux en partant de l'anus jusqu'aux nageoires pectorales. Nous avons glissé un
doigt sous la peau que l'on a incisé pour ne pas entailler les organes internes.
Nous avons cherché alors à repérer les testicules et les vésicules séminales de
façon à reconnaître précisément les organes à prélever (fig. 23).
