Chapitre premier
Généralités
Evaluation de la contamination par les hydrocarbures
dans l’eau et le sédiment superficiel dans le port
d’Alger : cartographie des polluants
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1,25), le pétrole coule jusqu’à une profondeur où la densité des hydrocarbures est égale à celle
de l’eau (Fattal, 2008).
Outre le poids moléculaire, la modification et l’augmentation de la densité est en
fonction de la température, l’évaporation ou de l’association avec d’autres particules
5.3.2. La viscosité
La viscosité d’un fluide est due aux forces de frottement des molécules les unes contre
les autres et elle dépend du pourcentage d’hydrocarbures légers. Elle traduit une mesure de la
résistance à l’écoulement et s’exprime en centistokes (cSt – viscosité cinétique) pour une
température donnée. Cette propriété régit la vitesse d’étalement d’une nappe d’hydrocarbure
puis le degré de pénétration dans les sédiments lorsqu’elle arrive à la côte. En effet, plus un
hydrocarbure est visqueux, moins il pénètre le sédiment (Owens, 1994 in Fattal, 2008).
La viscosité diminue lorsque la température augmente et elle s’accroît par évaporation
des composés volatils, par l’oxydation photochimique et surtout par formation d’émulsions
inverses qui modifient le comportement initial du produit (Fattal, 2008).
5.3.3. Le point d’écoulement
Le point d’écoulement est la plus basse température à laquelle le pétrole continue de
couler. La majorité des hydrocarbures a un point d’écoulement inférieur à 0 °C. En dessous de
ce seuil de température, l’hydrocarbure se fige.
Il est lié corrélativement à la teneur en alcanes et plus le pourcentage en paraffine
augmente, plus la température du point d’écoulement augmente.
Dans le cas de pollution marine, ce point d’écoulement est un facteur important, tant à la
côte qu’en mer (Fattal, 2008).
5.3.4. Le point éclair
Le point éclair est la plus basse température à laquelle les fractions d’hydrocarbures
s’enflamment lorsqu’elles sont soumises à une étincelle. Certaines essences ont des points
d’éclair à -40 °C alors que le mazout, que l’on trouve dans une chaudière, à un point d’éclair
aux alentours de 55 °C (Fattal, 2008).
5.3.5. Le point d’ébullition
Chaque fraction d’hydrocarbures a une température d’évaporation. Les fractions légères
s’évaporent à des températures basses et inférieures à 20 °C. Avec l’évaporation, les
hydrocarbures restant deviennent plus visqueux et plus denses (Fattal, 2008).
5.3.6. La tension superficielle
La tension superficielle dépend de la température et permet de mieux appréhender la
vitesse d’étalement des nappes d’hydrocarbures. Plus la température augmente, plus la tension
superficielle diminue et plus la vitesse d’étalement est importante. Dans ce cas, de vastes
surfaces sont touchées par l’étalement (Fattal, 2008).
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