Chapitre premier
Généralités
Evaluation de la contamination par les hydrocarbures
dans l’eau et le sédiment superficiel dans le port
d’Alger : cartographie des polluants
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La DBO constitue une mesure de la pollution des eaux par les matières organiques. Elle
s’exprime en milligrammes d’oxygène par jour et par habitat (Ramade, 2000).
4.2. Demande chimique en oxygène (DCO)
La demande chimique en oxygène désigne la quantité d’oxygène en (mg/l) nécessaire
pour oxyder chimiquement la matière organique et inorganique à la fois non biodégradables et
biodégradables contenue dans les eaux naturelles ou polluées. Le test de la DCO est
particulièrement utile pour l’appréciation du fonctionnement des stations de traitement des
eaux usées (CEAE Québec, 2006).
Elle se mesure par oxydation de l’échantillon au bichromate de potassium porté entre 140
et 150° pendant deux heures (Ramade, 2000).
4.3. Turbidité (Tu)
La transparence intervient sur la quantité de lumière disponible pour le développement
des végétaux aquatiques, autrement dit pour la production primaire. La turbidité correspond à
cette caractéristique en se référant à l'opacité du milieu (Aminot et Kérouel, 2004).
La turbidité d'une eau est due à la présence des matières en suspension. L'appréciation de
l'abondance de ces matières mesure son degré de turbidité (Rodier et al, 1996).
La turbidité n'est pas une grandeur physique intrinsèque du milieu car elle décrit son
opacité par comparaison à des étalons artificiels. Ce n'est pas une notion absolue ou objective
au sens strict puisque sa valeur dépend de la méthode de mesure, en particulier des
caractéristiques instrumentales (Pijanowski, 1999 in Aminot et Kérouel, 2004).
La norme ISO (International Organisation for Standarization 7027 Afnor, 1999b) définit
la turbidité comme : « la réduction de transparence d'un liquide due à la présence de
substances non dissoutes».
4.4. Matière en suspension (MES)
Les MES réduisent la transparence de l’eau et de ce fait la production primaire
photosynthétique, elles présentent une surface de contact importante pour des échanges
physico-chimiques, chimiques ou biologiques avec l’eau de mer (Aminot et Chaussepied,
1983).
Selon Ivanoff en 1972 : « En plus des substances dissoutes, les eaux de mer contiennent
des matières en suspension de toutes tailles et de toutes formes, minérales ou organiques,
vivantes ou détritiques, de nature, soit biogénique (bactéries, phytoplancton, zooplancton,
poissons), soit terrigène (apports fluviaux, produits de l'érosion des côtes, détritus déversés
par l'homme), soit éolienne (particules transportées par les courants atmosphériques et
tombant dans la mer), soit enfin météorique ».
On peut considérer la matière en suspension comme des transporteurs importants des
polluants fertilisants, toxiques, biologiques (Lacaze, 1996). Elle a de sévères conséquences
sur les animaux aquatiques par le colmatage de leurs branchies (Ramade, 2000).
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