Chapitre I :
Généralités.
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Cependant, en milieu côtier, les apports terrigènes permettent le maintien de concentrations
élevées en sels nutritifs dans le milieu et plusieurs blooms successifs peuvent être observés. La
dynamique du phytoplancton est ainsi plus complexe en domaine côtier.
VII. Télédétection et couleur de l’eau
La théorie de la mesure optique est basée sur le fait que les constituants de l‟eau, qu‟ils soient de
la matière organique ou inorganique particulaire ou des substances dissoutes, affectent sa couleur (Bukata
et al., 1995). Les eaux côtières sont en général verdâtres. Il y a deux facteurs contribuant à la couleur bleue
de l'océan aux faibles latitudes, lorsqu'il y a peu de production biologique (Lozac’H, 2006)(Figure 4).
Figure 4 : Absorption de la lumière solaire en fonction des algues et de la profondeur.
De plus les composantes rouges et jaunes de la lumière solaire sont absorbées en quelques mètres,
la seule composante susceptible d'être diffusée est donc le bleu. Dans les régions où la productivité
biologique est importante, la chlorophylle contenue dans le phytoplancton absorbe la composante bleue et
la lumière se décale vers le vert. L‟analyse de cette couleur de l‟eau se fait à l‟aide de capteurs placés sur
des plateformes satellitaires en orbite autour de la Terre (Antoine, 1998 ; Bricaud et al., 1998).
Les propriétés optiques d‟une eau de mer, notamment les coefficients totaux d‟absorption et de
rétrodiffusion, résultent de la somme des contributions respectives des substances contenues dans l'eau
(Sathyendranath et Morel, 1983):
a(λ) = aw(λ) + ay(λ) + aph(λ) + as(λ)
bb(λ) = bbw(λ) + bbph(λ) + bbs(λ)
Où aw, ay, aph et as sont, respectivement, les coefficients d‟absorption de l‟eau pure (indice w), des
matières organiques colorées dissoutes (MODC) ou substances jaunes (indice y), des particules
phytoplanctoniques (indice ph) et des particules minérales (indice s) ; bbw, bbph et bbs sont,
respectivement, les coefficients de rétrodiffusion de l‟eau pure, des particules phytoplanctoniques et des
particules minérales (Rangama, 2004) (Figure 5).
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Apport du système d\'information géographique (SIG) pour la modélisation de la couleur des eaux marines - 18/111

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