Chapitre I :
Généralités.
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nombre d‟espèces phytoplanctoniques marines a été estimé à 3910 ± 465 espèces, correspondant à 489
±15 genres répartis dans 15 classes (Messié, 2006). Les deux classes de phytoplancton marin les plus
riches en espèces sont celles des diatomées (164 genres et 1365 à 1783 espèces) et des dinoflagellés (115
à 131 genres et 1424 à 1772 espèces).
VI.1. Le phytoplancton dans le cycle du carbone
VI.1.1. Production primaire
La production primaire est traduite par la production autotrophe qui signifie la synthèse de la
matière organique à partir de matière minérale par l‟activité des organismes photosynthétiques ou
chimiosynthétiques, en transformant l‟énergie lumineuse en énergie chimique potentielle stockée dans les
composants organiques des tissus du vivant (Froidefond et Doxaran, 2004), elle est exprimée en g C.m
-
2
.j
-1 et peu atteindre plus de 100 m de profondeur dans des eaux très claires. On distingue deux types de
productions primaires: la production régénérée (PR) et la production nouvelle (PN) (Lacaze, 1996).
VI.1.2. Le phytoplancton dans la chaîne alimentaire
Le phytoplancton représente le premier maillon de la chaîne alimentaire dans les océans. Cela
signifie qu‟il est brout´e par le zooplancton herbivore, lui-même brout´e par le zooplancton carnivore, et
ainsi de suite jusqu‟aux échelons trophiques supérieurs.
Le contrôle de la biomasse phytoplanctonique s‟effectue donc à deux niveaux :
Contrôle en amont : disponibilité des éléments indispensables à la croissance du phytoplancton à
savoir lumière, CO 2 , et les nutriments.
Contrôle en aval (par le niveau trophique supérieur) : broutage par le zooplancton.
Dans la couche euphotique, le CO 2 (carbone inorganique dissous) est toujours présent à cause de
la proximité de la surface, ou les échanges entre le CO 2 océanique dissous et CO 2 atmosphérique
s‟effectuent librement.
VI.2. Bilan des différents contrôles exercés sur le phytoplancton (Figure 3)
Figure 3: Schéma récapitulant les différents contrôles exercés sur le phytoplancton, en amont (flèches dirigées
vers le phytoplancton) et en aval (flèche de broutage) (Messié, 2006).
VI.3. Dynamique spatiale et temporelle d’un bloom
Dans les écosystèmes océaniques hauturiers, généralement oligotrophes (ie. pauvres en
nutriments), les efflorescences phytoplanctoniques sont observées au printemps, lorsque les conditions
sont favorables à la formation d‟une couche de mélange qui permet au phytoplancton de se maintenir
dans les eaux de surface, riches en nutriments et où la disponibilité en énergie lumineuse est importante.
Ce bloom printanier épuise le milieu en sels nutritifs et entraîne une augmentation de la biomasse
phytoplanctonique (Lozac’H L., Gohin F. et Oger-Jeanneret E, 2006).
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