Chapitre I :
Généralités.
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 Diffusion et mélange au sein des masses d‟eau ;
 Respiration et photosynthèse.
La concentration de l‟oxygène de l‟eau est sous influence des processus biologiques. Ces derniers
permettent soit :
 Sa saturation dans les zones eutrophes (accroissement important du phytoplancton) ;
 Ou sa sous-saturation dans les zones riches en matières carbonées (oxydation de la matière
organique, nitrification de l‟azote ammoniacal) (Aminot et Chausse-Pied, 1983).
Dans le cas de leur absence, sa concentration dans l‟eau de mer en contact de l‟air n‟est qu‟en
fonction de la pression atmosphérique, la température et de la salinité de l‟eau, on parle de la
concentration d‟équilibre ou saturation (Aminot et Kérouel, 2004).
III. Les paramètres particulaires
III.1. Matières en suspension (MES : mg/l)
D‟après Ivanoff (1972), en plus des substances dissoutes, l‟eau de mer contient des matières en
suspension d‟origines minérales ou organiques, vivantes ou détritiques, de nature biogénique, terrigène,
éolienne et en fin météoriques.
L‟impact des MES sur l‟eau se traduit par la diminution de la transparence de l'eau et de ce fait la
production primaire photosynthétique. D‟autre part elles présentent une surface de contact importante
pour des échanges physico-chimiques, chimiques ou biologiques avec l'eau de mer (Aminot et ChaussePied, 1983).
Par le phénomène d‟adsorption-désorption des MES pour les espèces chimiques, elles peuvent
être considérées comme des transporteurs importants des polluants, fertilisants, toxiques, biologiques
(Lacaze, 1996). Dans les océans, la concentration des MES est faible : elle diminue de la surface jusqu‟au
fond. Par contre les plus grandes teneurs en MES sont aux niveaux des milieux côtiers et estuariens.
III.2. Matière organique particulaire (MOP)
Les facteurs physiques, biologiques et chimiques (disponibilité d‟éléments nutritifs) contrôlent
l‟activité biologique des espèces trophiques primaires de l‟environnement marin.
Les nutriments sont assimilés par le phytoplancton pendant la photosynthèse et produisent la
matière organique considérée comme une source d‟énergie et de nutriments pour les micro-organismes
(bactéries, protozoaires), elle correspond à la fraction endogène qui est facilement dégradée (Boulahdid,
1987).
La fraction endogène correspond à la matière organique produite par l‟assimilation des nutriments
par le phytoplancton lors de la photosynthèse. Cette matière organique qui est facilement dégradable serra
source d‟énergie et de nutriments pour les microorganismes (bactéries, protozoaires) (Boulahdid, 1987).
Reste la fraction exogène formée par les débris des animaux et des végétaux possède une certaine
résistance à la dégradation bactérienne. Cette fraction est nécessaire au fonctionnement des cycles
biogéochimiques par la régénération des sels nutritifs (Aminot et Kérouel, 2004).
III.3. Transparence de l’eau
Pour une description complète et satisfaisante d‟une masse d‟eau, la mesure de la transparence du
milieu est indispensable, c‟est-à-dire la pénétration de la lumière (Aminot et Chausse-Pied, 1983).
La connaissance de ce facteur a une double importance (Pettersson, 1936). Il détermine l'intensité
lumineuse pénétrant sous la surface, donc l'épaisseur de la couche photosynthétique productive, où
s'élabore la matière vivante grâce à la photosynthèse. Il permet également une approche de la quantité de
particules en suspension (Amiot et Chausse-Pied, 1983).
Son principe repose sur la mesure de la profondeur de disparition du disque de Sicchi, ce dernier
détermine la "profondeur de Sicchi" (Rodier et al., 2004).
Ainsi la transparence permet de définir la turbidité du milieu, qui selon la norme ISO 7027
(AFNOR, 1999) qui définit la turbidité comme suit: (réduction de transparence d'un liquide due à la
présence de substances non dissoutes) (Aminot et Chause-Pied, 1983).
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