Synthèse bibliographique
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I.3.5.Système nerveux
Le bord du manteau est tapissé de cellules nerveuses sensibles à la température, aux
substances chimiques et à la lumière. Le système nerveux est réduit à trois paires de
ganglions nerveux situés sur le manteau, le pied et les viscères (Deconinck, 1971).
I.3.7.Reproduction
La moule est sexuellement différenciée. Pendant la période de reproduction, les
ovules de la femelle sont libérés dans la cavité palléale où ils sont fécondés par les
spermatozoïdes. Ces derniers, déversés dans l'eau par les individus mâles, sont
entraînés dans la cavité de la femelle par la circulation d
’ eau entrante. La fécondation
est donc externe, c’est la rencontre des deux gamètes dans l’eau la moule Mytilus
galloprovincialis (Lamarck, 1819) possède une période d ponte établie durant toute
l’année et même chose pour Perna perna (Linnaeus, 1758) (Boukhroufa, 1982 in Ben
Zaoui, 2010). Les œufs très nombreux (environ 500000) donnent deux stades larvaires
successifs : trochophore et véligère. La larve trochophore se transforme en larve
véligère en 24h. Celle-ci se fixe sur un substrat, après 2 à 3 semaines (Cahen, 2006).
La maturité sexuelle se fait entre 5 et 8 mois pour une taille d 15 à 35 mm (Lubet,
1973).
I.4.Ecologie
Habitat : la moule se rencontre principalement dans les zones des marées des mers
tempérées des hémisphères Nord et Sud. Elle colonise l'estran, zone qui s'étend de la
ligne du flux maximum (vives-eaux) à la ligne de reflux maximum (mortes-eaux).
Dans cet espace libéré régulièrement par la mer, les conditions de vie sont difficiles.
Les organismes vivants sont recouverts d'eaux ou asséchés, suivant les variations
journalières de flux et de reflux. Les zones les plus hautes ne sont couvertes que lors
des marées de vives-eaux. Les zones les plus basses ne sont découvertes que lors des
marées de mortes-eaux. Dans ces zones de marées, la moule peut coloniser et couvrir
de vastes espaces (bancs de moules) (Cahen. 2006)
- Adaptations aux marées : son corps est protégé par une coquille. Elle s'accole à
d'autres moules et se Fixe sur un substrat, de la sorte l'impact des vagues se fait moins
ressentir. Elle filtre sa nourriture de l'eau sans devoir se déplacer. Lorsque le niveau
de l'eau descend, la moule retient l'eau en fermant ses valves. Elle est protégée contre
le dessèchement, l'air, la lumière et la prédation. Quand l’oxygène vient à manquer
dans l'eau ainsi retenue, la moule passe à un mode de respiration anaérobie. Elle
résiste à de nombreux facteurs abiotiques (température, salinité...) ce qui permet de la
retrouver dans la zone la plus élevée de l'estran (Cahen. 2006).
- Mortalité et prédation : selon Kitching et al., (1959) différents facteurs
influencent la mortalité et la dispersion des populations de moules : la
température, le dessèchement, les tempêtes et mouvements des vagues, la salinité,,
les compétitions intra- et interspécifiques et la prédation. La prédation est la plus
importante cause de mortalité. De nombreux prédateurs sélectionnent
préférentiellement les moules d'une certaine taille et déterminent ainsi la taille
moyenne des moules au sein d'une population donnée. Ses prédateurs les plus
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Biochimie des moules de la région Algéroise - 15/46

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