Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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Néanmoins, d’après Gruber et al. (1996), l’advection étant considérée comme le principal
phénomène contrôlant le transport dans l’océan, la différence entre l’âge calculé par les
traceurs et l’âge réel des masses d’eau est considérée comme négligeable.
Matsumoto et Gruber (2005) ont examiné l’exactitude de l’estimation du C
ant par la méthode í µí»¥C*
en comparant ses résultats avec ceux obtenus par simulation à l’aide d’un modèle direct dont les
concentrations en C
ant sont connues. Ces auteurs suggèrent que la méthode í µí»¥C* a tendance à
surestimer l’inventaire du CO2 anthropique dans les eaux de surface d’environ 10% et de le sousestimer dans les eaux profondes. Dans l’ensemble, l’inventaire du CO2 anthropique par la méthode
í µí»¥C* est environ 7% plus important que l’inventaire réel.
3.4.3.3 Méthode TrOCA
La formule de calcul du carbone anthropique par cette méthode est fondée sur l’utilisation d’eaux
de référence océaniques (eaux profondes de l’océan Indien) qui possèdent des caractéristiques qui
ne correspondent pas forcément aux conditions qui régnaient en Méditerranée dans la période
préindustrielle. Néanmoins, l’utilisation d’une paramétrisation adéquate devrait résoudre ce
problème (TrOCA modifiée).
Yool et al. (2010) testent la précision de la méthode TrOCA par l’utilisation de la simulation d’un
modèle de circulation océanique générale (OGCM) de la période industrielle (1864-2004). Ces
auteurs concluent que l’application d’un jeu de paramètres optimal pour l’estimation du C
ant
entraine une erreur positive dans l’inventaire supérieure à un facteur de deux, ce qui suggère qu’une
paramétrisation « universelle » de TrOCA n’est pas réalisable. L’application de jeux de paramètres
régionaux spécifiques causent, en moyenne, une erreur positive supérieure à 50%.
Etude de l’acidification des eaux de la Méditerranée
Le pH atteint dans les eaux de surface de l’océan mondial près de 8,27±0,3, gouverné
principalement par la température de surface et par les upwlling qui apportent des eaux profondes
riches en CO2 (Raven et al., 2005).
Depuis l’ère industrielle une diminution du pH de près de 0,1 est notée dans la couche de surface
de l’océan (équivalente à une augmentation des [H
+
] de 30% ; Orr et al., 2005). D’ici la fin du
siècle, le modèle de Caldeira et Wickett (2003) prévoit une accélération de l’acidification avec une
diminution de 0,3 à 0,4 unité de pH.
Le niveau d’acidification de la Méditerranée est mal connu du fait du manque de données sur la
distribution du TCO2 et de l’AT. Néanmoins, cette acidification devrait être assez élevée du fait
des niveaux élevés d’AT combinés à un facteur de Revelle de ~9 pour les eaux de surface
méditerranéennes, ce qui permettrait d’absorber plus de C
ant
que l’océan ouvert (CIESM, 2008;
Goyet et al., 2009).
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Néanmoins, d’après Gruber et al. (1996), l’advection étant considérée comme le principal
phénomène contrôlant le transport dans l’océan, la différence entre l’âge calculé par les
traceurs et l’âge réel des masses d’eau est considérée comme négligeable.
Matsumoto et Gruber (2005) ont examiné l’exactitude de l’estimation du C
ant par la méthode í µí»¥C*
en comparant ses résultats avec ceux obtenus par simulation à l’aide d’un modèle direct dont les
concentrations en C
ant sont connues. Ces auteurs suggèrent que la méthode í µí»¥C* a tendance à
surestimer l’inventaire du CO2 anthropique dans les eaux de surface d’environ 10% et de le sousestimer dans les eaux profondes. Dans l’ensemble, l’inventaire du CO2 anthropique par la méthode
í µí»¥C* est environ 7% plus important que l’inventaire réel.
3.4.3.3 Méthode TrOCA
La formule de calcul du carbone anthropique par cette méthode est fondée sur l’utilisation d’eaux
de référence océaniques (eaux profondes de l’océan Indien) qui possèdent des caractéristiques qui
ne correspondent pas forcément aux conditions qui régnaient en Méditerranée dans la période
préindustrielle. Néanmoins, l’utilisation d’une paramétrisation adéquate devrait résoudre ce
problème (TrOCA modifiée).
Yool et al. (2010) testent la précision de la méthode TrOCA par l’utilisation de la simulation d’un
modèle de circulation océanique générale (OGCM) de la période industrielle (1864-2004). Ces
auteurs concluent que l’application d’un jeu de paramètres optimal pour l’estimation du C
ant
entraine une erreur positive dans l’inventaire supérieure à un facteur de deux, ce qui suggère qu’une
paramétrisation « universelle » de TrOCA n’est pas réalisable. L’application de jeux de paramètres
régionaux spécifiques causent, en moyenne, une erreur positive supérieure à 50%.
Etude de l’acidification des eaux de la Méditerranée
Le pH atteint dans les eaux de surface de l’océan mondial près de 8,27±0,3, gouverné
principalement par la température de surface et par les upwlling qui apportent des eaux profondes
riches en CO2 (Raven et al., 2005).
Depuis l’ère industrielle une diminution du pH de près de 0,1 est notée dans la couche de surface
de l’océan (équivalente à une augmentation des [H
+
] de 30% ; Orr et al., 2005). D’ici la fin du
siècle, le modèle de Caldeira et Wickett (2003) prévoit une accélération de l’acidification avec une
diminution de 0,3 à 0,4 unité de pH.
Le niveau d’acidification de la Méditerranée est mal connu du fait du manque de données sur la
distribution du TCO2 et de l’AT. Néanmoins, cette acidification devrait être assez élevée du fait
des niveaux élevés d’AT combinés à un facteur de Revelle de ~9 pour les eaux de surface
méditerranéennes, ce qui permettrait d’absorber plus de C
ant
que l’océan ouvert (CIESM, 2008;
Goyet et al., 2009).
