Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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 Alcalinité constante
Il faut émettre ici l’hypothèse selon laquelle l’alcalinité des eaux de surface ne varie pas avec
l’invasion de CO2 anthropique. Or, l’ajout de CO2 (1,1 Pg C) entraîne une modification des
équilibres chimiques du système des carbonates (acidification des eaux). Cependant, l’océan de
surface étant sursaturé en carbonates, l’ajout de CO2 anthropique ne devrait pas avoir d’incidence
directe sur l’alcalinité préformée (TA
0 ) (Gruber et al., 1996).
Afin de vérifier l’amplitude de cette variation, une moyenne des écarts absolus entre l’AT des
années 2000 et 2010, a été effectuée. Cette moyenne qui est de l’ordre de 7,15 µmol/kg (si on prend
en considération toute la masse d’eau et 7,9 µmol/kg si on néglige les eaux de surface) laisse
envisager une légère augmentation de l’AT avec la pénétration du C
ant
. L’erreur associée à
l’estimation de l’alcalinité étant de l’ordre de 3,84µmol/kg, cette augmentation peut être considérée
comme « significative ».
A titre comparatif, la moyenne des écarts absolus entre le TCO2 des années 2000 et 2010 est de
l’ordre de 8,45 µmol/kg si on prend en considération toute la masse d’eau et de 9,06 µmol/kg
lorsqu’on néglige les eaux de surface qui présentent les plus grandes variabilités.
Figure 35: Evolution de la concentration d'AT entre la climatologie de 2000 et de 2010 : a/ sur un profil
vertical ; b/ sur une section transméditerranéenne ; c/ en surface
0
1000
2000
3000
4000
5000
2500
2550
2600
2650
Profondeur
(m)
AT (µmol/kg)
AT 2000
AT 2010
(a)
(b)
(c)
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