Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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En s’intéressant à la variation de la distribution du C
ant en fonction des différences paramétrisations,
nous constatons, pour toutes les méthodes de calcul: 1/une distribution pratiquement similaire en
faisant varier les rapports molaires et le taux de saturation en oxygène ; 2/ une grande variation
dans la distribution du C
ant en utilisant les formules de régressions obtenues en considérant les
données de tout le bassin méditerranéen avec une quasi-inversion des tendances dans les eaux
intermédiaires et profondes. Ces dernières, qui sont les masses d’eau les plus sensibles, présentent
des concentrations en C
ant plus élevées dans le bassin oriental (Fig.34). Les eaux de surface sont
moins affectées par les différentes paramétrisations.
A titre comparatif, en effectuant une étude de sensibilité semblable sur l’estimation du C
ant dans
l’océan Indien Austral, Lo Monaco (2006) trouve que les estimations de C
ant aux hautes latitudes
sont très dépendantes du niveau de saturation d’oxygène et peu affectées par le choix des rapports
molaires et des concentrations préformées de TCO2 et d’AT. Ceci est en accord avec nos constats.
Néanmoins, les caractéristiques particulières de la Méditerranée et de chacun de ses deux bassins
nécessitent plus d’attention quand-à-la détermination du TCO2 et de l’AT qui conditionnent la
distribution du carbone anthropique en Méditerranée.
D’une manière générale, les incertitudes associées au choix des rapports molaires, du TCO2°, de
l’AT° et du taux de saturation en oxygène des eaux de surface sont en moyenne de 13,82%, 14,92%
et 52,7%, respectivement. Une bonne paramétrisation des conditions de saturation en oxygène et
des concentrations de TCO2 et AT des eaux préformées préindustrielles est nécessaire pour une
bonne estimation qualitative et quantitative du C
ant
.
Evaluation des méthodes de calcul du carbone anthropique
Afin d’évaluer d’un point de vue théorique ces méthodes d’estimation du C
ant , une étude de la
tangibilité des hypothèses sur lesquelles chaque méthode est basée est réalisée. Le souci principal
de cette analyse est l’applicabilité de ces hypothèses aux conditions particulières de notre zone
d’étude : « la Méditerranée ».
3.4.1 Paramétrisation
Une bonne paramétrisation des paramètres préindustriels de référence (TCO2° et AT°) est
primordiale puisque c’est elle qui établit l’état initial de tout le système. Une sous-estimation du
TCO2° se répercute par une surestimation systématique du C
ant et vis-versa.
A l’échelle océanique, les termes préformés sont généralement déterminés à partir d’une eau de
référence suffisamment vieille pour être exempte de carbone anthropique. Avec un temps de
renouvellement qui ne dépasse pas les 100ans, la Méditerranée, comme la présente étude le
confirme, est complètement contaminée par le C
ant . La non-disponibilité d’une eau de référence
rend les paramétrisations conventionnelles inappropriées pour notre zone d’étude.
L’utilisation d’un TCO2° calculé à partir d’une alcalinité supposée constante et d’un pCO2 de
280ppm semble être la meilleure alternative pour la Méditerranée. Néanmoins, l'utilisation de la
relation AT° dérivée à partir des données des campagnes utilisées (DYFAMED, M51/2 : automne,
BOUM : été, M84/3 : printemps) n’est pas représentative des valeurs hivernales d’AT° qui sont
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En s’intéressant à la variation de la distribution du C
ant en fonction des différences paramétrisations,
nous constatons, pour toutes les méthodes de calcul: 1/une distribution pratiquement similaire en
faisant varier les rapports molaires et le taux de saturation en oxygène ; 2/ une grande variation
dans la distribution du C
ant en utilisant les formules de régressions obtenues en considérant les
données de tout le bassin méditerranéen avec une quasi-inversion des tendances dans les eaux
intermédiaires et profondes. Ces dernières, qui sont les masses d’eau les plus sensibles, présentent
des concentrations en C
ant plus élevées dans le bassin oriental (Fig.34). Les eaux de surface sont
moins affectées par les différentes paramétrisations.
A titre comparatif, en effectuant une étude de sensibilité semblable sur l’estimation du C
ant dans
l’océan Indien Austral, Lo Monaco (2006) trouve que les estimations de C
ant aux hautes latitudes
sont très dépendantes du niveau de saturation d’oxygène et peu affectées par le choix des rapports
molaires et des concentrations préformées de TCO2 et d’AT. Ceci est en accord avec nos constats.
Néanmoins, les caractéristiques particulières de la Méditerranée et de chacun de ses deux bassins
nécessitent plus d’attention quand-à-la détermination du TCO2 et de l’AT qui conditionnent la
distribution du carbone anthropique en Méditerranée.
D’une manière générale, les incertitudes associées au choix des rapports molaires, du TCO2°, de
l’AT° et du taux de saturation en oxygène des eaux de surface sont en moyenne de 13,82%, 14,92%
et 52,7%, respectivement. Une bonne paramétrisation des conditions de saturation en oxygène et
des concentrations de TCO2 et AT des eaux préformées préindustrielles est nécessaire pour une
bonne estimation qualitative et quantitative du C
ant
.
Evaluation des méthodes de calcul du carbone anthropique
Afin d’évaluer d’un point de vue théorique ces méthodes d’estimation du C
ant , une étude de la
tangibilité des hypothèses sur lesquelles chaque méthode est basée est réalisée. Le souci principal
de cette analyse est l’applicabilité de ces hypothèses aux conditions particulières de notre zone
d’étude : « la Méditerranée ».
3.4.1 Paramétrisation
Une bonne paramétrisation des paramètres préindustriels de référence (TCO2° et AT°) est
primordiale puisque c’est elle qui établit l’état initial de tout le système. Une sous-estimation du
TCO2° se répercute par une surestimation systématique du C
ant et vis-versa.
A l’échelle océanique, les termes préformés sont généralement déterminés à partir d’une eau de
référence suffisamment vieille pour être exempte de carbone anthropique. Avec un temps de
renouvellement qui ne dépasse pas les 100ans, la Méditerranée, comme la présente étude le
confirme, est complètement contaminée par le C
ant . La non-disponibilité d’une eau de référence
rend les paramétrisations conventionnelles inappropriées pour notre zone d’étude.
L’utilisation d’un TCO2° calculé à partir d’une alcalinité supposée constante et d’un pCO2 de
280ppm semble être la meilleure alternative pour la Méditerranée. Néanmoins, l'utilisation de la
relation AT° dérivée à partir des données des campagnes utilisées (DYFAMED, M51/2 : automne,
BOUM : été, M84/3 : printemps) n’est pas représentative des valeurs hivernales d’AT° qui sont
