Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Généralités
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Afin de comparer l’impact de ces gaz sur le réchauffement planétaire, le GIEC (Groupe d’experts
Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) propose l’indice PRG (Potentiel de Réchauffement
Global). Le PRG est un indice permettant d’évaluer la contribution relative au réchauffement
climatique de l’émission d’un (01) kg de gaz à effet de serre par comparaison avec l’émission d’1kg
de CO2 pendant une période déterminée qui est en général de 100 ans. Par définition, le PRG à 100
ans du CO2 est fixé à 1 (Tab.2).
Néanmoins, ces gaz ne possèdent pas tous la même durée de vie dans l’atmosphère ni des rôles
équivalents sur le plan radiatif et n’ont pas par-là les mêmes capacités d’absorption du rayonnement
infrarouge terrestre. Il est donc important de considérer aussi bien leur concentration que leur
capacité à absorber les rayonnements infrarouges.
En effet, si le CO2 est moins important que le méthane en termes d’absorbance des rayonnements
infrarouges, il est beaucoup plus important en termes de concentration ; Son émission annuelle a
augmentée, entre 1970 et 2004, de près de 80%, de 21 à 38 Gigatonnes (Gt), ce qui représente 77%
des émissions anthropiques de GES en 2004. De façon générale, les émissions anthropiques totales
ont augmentées depuis la période de pré-industrialisation jusqu’à l’année 2004 de 70% (GIEC,
2007).
Tableau 2: Contributions relatives à l’effet de serre de différents gaz atmosphériques
Source : Guy et Saugier (2008) et GIEC (2007).
Gaz
CO2
CH4
CFC11 CFC12
N2O
Contribution (2004)
76,7%
14,3%
1,1%
7,9%
Concentration préindustrielle
280ppm
0,7ppm
0ppt
275ppb
Concentration (2005)
379ppm
1,77ppm
-
538ppt
311ppb
Durée de vie dans l’atmosphère
50-200ans
12ans
65ans
100ans
120ans
PRG à 100ans
1
23
-
6500
310
ppm : particule par million, ppb : particule par milliard, ppt : particule par billiard (million de millions)
L’augmentation générale des concentrations de CO2 est due principalement à l’utilisation de
carburants fossiles (production d’énergie 25,9%, transport 13,1%, industrie 19,4%) et à moindre
mesure aux modifications d’utilisation des terres. L’augmentation des concentrations de CH4 et de
N2O est due beaucoup plus au développement du secteur agricole (GIEC, 2007).
1.1.2.2 Evolution de la teneur atmosphérique en CO2
La composition chimique de l’atmosphère en dioxyde de carbone est bien connue sur des périodes
de temps très longues, grâce aux mesures qui ont pu être effectuées dans les glaces de l’Antarctique
et du Groenland. Ceci a permis de reconstituer le climat passé. Lorius et al. (1990) ont montré
qu’au cours des 100 000 dernières années, les fluctuations de température étaient suivies
généralement de variations des teneurs atmosphériques en CO2 et CH4. Le CO2 atmosphérique a
varié entre 200 et 280 ppm. Ces variations étant associées à l’alternance entre des périodes
glaciaires et interglaciaires, plus chaudes sur le dernier million d’année. La valeur de 280ppm s'est
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Afin de comparer l’impact de ces gaz sur le réchauffement planétaire, le GIEC (Groupe d’experts
Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) propose l’indice PRG (Potentiel de Réchauffement
Global). Le PRG est un indice permettant d’évaluer la contribution relative au réchauffement
climatique de l’émission d’un (01) kg de gaz à effet de serre par comparaison avec l’émission d’1kg
de CO2 pendant une période déterminée qui est en général de 100 ans. Par définition, le PRG à 100
ans du CO2 est fixé à 1 (Tab.2).
Néanmoins, ces gaz ne possèdent pas tous la même durée de vie dans l’atmosphère ni des rôles
équivalents sur le plan radiatif et n’ont pas par-là les mêmes capacités d’absorption du rayonnement
infrarouge terrestre. Il est donc important de considérer aussi bien leur concentration que leur
capacité à absorber les rayonnements infrarouges.
En effet, si le CO2 est moins important que le méthane en termes d’absorbance des rayonnements
infrarouges, il est beaucoup plus important en termes de concentration ; Son émission annuelle a
augmentée, entre 1970 et 2004, de près de 80%, de 21 à 38 Gigatonnes (Gt), ce qui représente 77%
des émissions anthropiques de GES en 2004. De façon générale, les émissions anthropiques totales
ont augmentées depuis la période de pré-industrialisation jusqu’à l’année 2004 de 70% (GIEC,
2007).
Tableau 2: Contributions relatives à l’effet de serre de différents gaz atmosphériques
Source : Guy et Saugier (2008) et GIEC (2007).
Gaz
CO2
CH4
CFC11 CFC12
N2O
Contribution (2004)
76,7%
14,3%
1,1%
7,9%
Concentration préindustrielle
280ppm
0,7ppm
0ppt
275ppb
Concentration (2005)
379ppm
1,77ppm
-
538ppt
311ppb
Durée de vie dans l’atmosphère
50-200ans
12ans
65ans
100ans
120ans
PRG à 100ans
1
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-
6500
310
ppm : particule par million, ppb : particule par milliard, ppt : particule par billiard (million de millions)
L’augmentation générale des concentrations de CO2 est due principalement à l’utilisation de
carburants fossiles (production d’énergie 25,9%, transport 13,1%, industrie 19,4%) et à moindre
mesure aux modifications d’utilisation des terres. L’augmentation des concentrations de CH4 et de
N2O est due beaucoup plus au développement du secteur agricole (GIEC, 2007).
1.1.2.2 Evolution de la teneur atmosphérique en CO2
La composition chimique de l’atmosphère en dioxyde de carbone est bien connue sur des périodes
de temps très longues, grâce aux mesures qui ont pu être effectuées dans les glaces de l’Antarctique
et du Groenland. Ceci a permis de reconstituer le climat passé. Lorius et al. (1990) ont montré
qu’au cours des 100 000 dernières années, les fluctuations de température étaient suivies
généralement de variations des teneurs atmosphériques en CO2 et CH4. Le CO2 atmosphérique a
varié entre 200 et 280 ppm. Ces variations étant associées à l’alternance entre des périodes
glaciaires et interglaciaires, plus chaudes sur le dernier million d’année. La valeur de 280ppm s'est
