Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Généralités
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Figure 1 : Perturbation du cycle global du carbone, causée par l’activité anthropique, moyennée sur la
décennie 2004-2013 (Gt C/an). Source : Le Quéré et al. (2014)
L’utilisation des données de surveillance de l’atmosphère à elles seules ne permet pas l’estimation
d’inventaires précis. Il est aussi clair que d’un point de vue pratique, l’océan est le candidat le plus
prometteur pour cette surveillance. En effet, « des analyses méticuleuses des enregistrements du
CO2 atmosphérique et océanique peuvent donner une bonne estimation de la magnitude de
l’échange terrestre net de CO2, au moins avec une précision semblable à celle de la surveillance
directe de la surface du sol. La biosphère terrestre est considérée comme le puits manquant »
(Sundquist, 1993). De ce fait, les chercheurs s’intéressent de plus en plus à développer des
méthodes d’estimation du carbone anthropique séquestré par l’océan mondial de la façon la plus
pratique et la moins onéreuse possible.
1.1.2 Carbone anthropique
Cette partie va passer en revue les différentes sources de carbone anthropique dans l’atmosphère,
l’évolution temporelle de ces teneurs ainsi que les processus contrôlant l’introduction de ce carbone
dans l’eau de mer et ses conséquences sur le milieu et sur les écosystèmes marins.
1.1.2.1 Le CO2 et l’effet de serre
Contrairement à l’effet de serre naturel bénéfique qui maintient la température moyenne de la terre
à +15°C en rendant par-là la vie possible sur cette planète, l’effet de serre additionnel (anthropique)
accentue cet effet par la modification de la composition chimique de l’atmosphère par l’addition
de grandes quantités de gaz à effet de serre (GES).
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