Chapitre III : Paramètres de croissance et indices d’exploitation
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mâles atteignent leur taille de maturité sexuelle à partir de la troisième année (Cannizzaro et al.,
1995, Sion et al., 2003 et Kousteni et al., 2011). Les femelles atteignent leur maturité à l’âge de 5
ans. S. blainvillei ne peut atteindre sa taille asymptotique de 119.8 cm qu’avec un taux de
croissance de 0.16 an-1, sexes confondus.
Le merlu M. merluccius, ne peut atteindre sa taille asymptotique L∞ (85.5cm) qu’avec avec un
taux d’accroissement k de 0.18an
-1 . Ces derniers concordent avec ceux estimés par Colloca et al.
(2013), Garcia-Rodriguez et Estéban (1995) et Bouaziz et al. (1998), et restent sur estimés par
rapport à ceux signalés par Bouaziz (1992) et Djabali et al. (1990) dans le bassin algérien. Les
différences entre les résultats des divers auteurs s’expliquent par la variation des méthodes
utilisées et la sensibilité des paramètres de Von Bertalanffy à la qualité de l’échantillon. Selon
Bouaziz et al. (1998), la taille des mâles n’a jamais dépassé 45cm dans les captures. En effet, la
taille asymptotique sera influencée par la prédominance des femelles de grande taille.
1.5. Estimation du poids asymptotique
Squalus blainvillei
Les relations taille-poids (LT-WT) effectuées à partir de 277 individus (147 femelles et 130 mâles)
représentées dans la figure III.13 (a et b) permettent de calculer le poids asymptotique (W ∞ ) par
sexe. Les résultats sont consignés dans le tableau III.5.
Le taux d’allométrie "b" pour S. blainvillei est supérieur à 3 chez les deux sexes. Le test de l’écart
réduit nous permet de conclure que les mâles de S. blainvillei ont une croissance isométrique, par
contre les femelles présentent une allométrie positive.
Tableau III.5. Paramètres de la relation taille-poids et W∞ estimé pour S. blainvillei
a
b
r
r²
t
W∞ (g)
Mâles
0.0036
3.0518
0.967
0.936
0.732
7870
Femelles
0.0022
3.1872
0.988
0.976
5.231
8830
Ces résultats concordent avec ceux de Sion et al. (2003) et Pallaoro et al. (2005) en Grèce et en
Adriatique Nord. Ils divergent des résultats de Torres et al. (2012) qui concluent à une allométrie
négative et de Kousteni et al. (2011) qui notent une allométrie positive pour les aiguillats mâles et
femelles. Ces différences (tableau III.6) peuvent être liées d’un côté aux facteurs biologiques et
environnementaux et d’un autre côté au caractère de l’échantillon (classes de tailles
échantillonnées). Cependant cette relation taille poids peut varier pendant l’année en fonction de
plusieurs facteurs tels que le nutriment (en quantité et en qualité), l’habitat, le poids des gonades
au cours de la période de ponte, la saison et la santé des individus capturés.
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mâles atteignent leur taille de maturité sexuelle à partir de la troisième année (Cannizzaro et al.,
1995, Sion et al., 2003 et Kousteni et al., 2011). Les femelles atteignent leur maturité à l’âge de 5
ans. S. blainvillei ne peut atteindre sa taille asymptotique de 119.8 cm qu’avec un taux de
croissance de 0.16 an-1, sexes confondus.
Le merlu M. merluccius, ne peut atteindre sa taille asymptotique L∞ (85.5cm) qu’avec avec un
taux d’accroissement k de 0.18an
-1 . Ces derniers concordent avec ceux estimés par Colloca et al.
(2013), Garcia-Rodriguez et Estéban (1995) et Bouaziz et al. (1998), et restent sur estimés par
rapport à ceux signalés par Bouaziz (1992) et Djabali et al. (1990) dans le bassin algérien. Les
différences entre les résultats des divers auteurs s’expliquent par la variation des méthodes
utilisées et la sensibilité des paramètres de Von Bertalanffy à la qualité de l’échantillon. Selon
Bouaziz et al. (1998), la taille des mâles n’a jamais dépassé 45cm dans les captures. En effet, la
taille asymptotique sera influencée par la prédominance des femelles de grande taille.
1.5. Estimation du poids asymptotique
Squalus blainvillei
Les relations taille-poids (LT-WT) effectuées à partir de 277 individus (147 femelles et 130 mâles)
représentées dans la figure III.13 (a et b) permettent de calculer le poids asymptotique (W ∞ ) par
sexe. Les résultats sont consignés dans le tableau III.5.
Le taux d’allométrie "b" pour S. blainvillei est supérieur à 3 chez les deux sexes. Le test de l’écart
réduit nous permet de conclure que les mâles de S. blainvillei ont une croissance isométrique, par
contre les femelles présentent une allométrie positive.
Tableau III.5. Paramètres de la relation taille-poids et W∞ estimé pour S. blainvillei
a
b
r
r²
t
W∞ (g)
Mâles
0.0036
3.0518
0.967
0.936
0.732
7870
Femelles
0.0022
3.1872
0.988
0.976
5.231
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Ces résultats concordent avec ceux de Sion et al. (2003) et Pallaoro et al. (2005) en Grèce et en
Adriatique Nord. Ils divergent des résultats de Torres et al. (2012) qui concluent à une allométrie
négative et de Kousteni et al. (2011) qui notent une allométrie positive pour les aiguillats mâles et
femelles. Ces différences (tableau III.6) peuvent être liées d’un côté aux facteurs biologiques et
environnementaux et d’un autre côté au caractère de l’échantillon (classes de tailles
échantillonnées). Cependant cette relation taille poids peut varier pendant l’année en fonction de
plusieurs facteurs tels que le nutriment (en quantité et en qualité), l’habitat, le poids des gonades
au cours de la période de ponte, la saison et la santé des individus capturés.
