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V.1. Biodiversité
V.1.1. Composition et comparaison avec les mers adjacentes
Vingt-deux espèces de méduses ont été recensées sur les trois secteurs de la côte algérienne.
Elles se répartissent sur deux classes différentes : hydroméduse (21 espèces) et scyphoméduse (1
espèce).
Dans le bassin algérien, des travaux antérieurs ont mentionné une biodiversité nettement plus faible. En
effet, six espèces (5 hydroméduses et 1 scyphoméduse) ont été prélevées au large de la baie d’Alger
(Seguin, 1973). Dix espèces de méduses ont été décrites entre 1° et 4°E (Hafferssas, 2004), dont trois
populations (Bougainvillea muscus, Koellikerina fasciculata, Nausithoe punctata) ne figurent pas dans
notre présent inventaire.
Néanmoins, durant la campagne Mediprod V, une vingtaine de méduses ont été recensées dans la région
centrale de la côte algérienne (Kerzabi, 2004). Certaines formes (Euphysora sp., Paratiara digitalis,
Leuckariara octana, Pandea conina, Eutima gegembauri, Tetraplatia volitans, Solmissus albescens,
Periphylla periphylla, Nausithoe punctata) ne font parties de notre récent inventaire.
En étendant la comparaison aux régions adjacentes, en Méditerranée sud occidentale, 22 espèces (20
hydroméduses et 2 scyphoméduses) ont été recensées (Soenen, 1969). Au niveau de la mer d’Alboran,
18 espèces ont été dénombrées (Mills & al., 1996). Sur les côtes tunisiennes, 20 espèces ont été prélevées
(Daly Yahia & al., 2003).
En Méditerranée, 346 hydroméduses ont été recensées (Boero & Bouillon, 1993). Par conséquent, 6 %
de cette biodiversité est hébergée par les écosystèmes pélagiques des côtes algériennes. Ce taux étaye
les constatations faites par les travaux antérieures (Seguin, 1973, Mills & al., 1996). Ils confirment la
faible biodiversité faunistique des côtes sud méditerranéennes. Plus au nord, une trentaine d’espèces ont
été inventoriées au niveau des côtes françaises (Berhaut, 1969 ; Goy, 1972). Au niveau de la
Méditerranée orientale, 71 espèces ont été prélevées au niveau des côtes libanaises (Goy & al., 1991).
Lors des prélèvements POEC (année 2010), six populations ont été inventoriées. Une biodiversité
nettement plus élevée (16 espèces) a été observée durant les prélèvements POC1 (2012) et POC2 (2013).
Ce contraste pourrait être expliqué par le choix des stations (côte – large) et des saisons
d’échantillonnages ainsi qu’aux efforts d’échantillonnage (fréquences des prélèvements). L’inventaire
lié aux prélèvements POEC, montre une certaine ressemblance avec ceux obtenus auparavant dans les
secteurs occidental et central (Hafferssas & Seridji, 2012).
Il est utile de rappeler que, pour l’ensemble des prélèvements (POEC et POC), le secteur central
enregistre une biodiversité peu élevée (6 et 16 espèces, respectivement) par rapport à celle enregistrée
V.1. Biodiversité
V.1.1. Composition et comparaison avec les mers adjacentes
Vingt-deux espèces de méduses ont été recensées sur les trois secteurs de la côte algérienne.
Elles se répartissent sur deux classes différentes : hydroméduse (21 espèces) et scyphoméduse (1
espèce).
Dans le bassin algérien, des travaux antérieurs ont mentionné une biodiversité nettement plus faible. En
effet, six espèces (5 hydroméduses et 1 scyphoméduse) ont été prélevées au large de la baie d’Alger
(Seguin, 1973). Dix espèces de méduses ont été décrites entre 1° et 4°E (Hafferssas, 2004), dont trois
populations (Bougainvillea muscus, Koellikerina fasciculata, Nausithoe punctata) ne figurent pas dans
notre présent inventaire.
Néanmoins, durant la campagne Mediprod V, une vingtaine de méduses ont été recensées dans la région
centrale de la côte algérienne (Kerzabi, 2004). Certaines formes (Euphysora sp., Paratiara digitalis,
Leuckariara octana, Pandea conina, Eutima gegembauri, Tetraplatia volitans, Solmissus albescens,
Periphylla periphylla, Nausithoe punctata) ne font parties de notre récent inventaire.
En étendant la comparaison aux régions adjacentes, en Méditerranée sud occidentale, 22 espèces (20
hydroméduses et 2 scyphoméduses) ont été recensées (Soenen, 1969). Au niveau de la mer d’Alboran,
18 espèces ont été dénombrées (Mills & al., 1996). Sur les côtes tunisiennes, 20 espèces ont été prélevées
(Daly Yahia & al., 2003).
En Méditerranée, 346 hydroméduses ont été recensées (Boero & Bouillon, 1993). Par conséquent, 6 %
de cette biodiversité est hébergée par les écosystèmes pélagiques des côtes algériennes. Ce taux étaye
les constatations faites par les travaux antérieures (Seguin, 1973, Mills & al., 1996). Ils confirment la
faible biodiversité faunistique des côtes sud méditerranéennes. Plus au nord, une trentaine d’espèces ont
été inventoriées au niveau des côtes françaises (Berhaut, 1969 ; Goy, 1972). Au niveau de la
Méditerranée orientale, 71 espèces ont été prélevées au niveau des côtes libanaises (Goy & al., 1991).
Lors des prélèvements POEC (année 2010), six populations ont été inventoriées. Une biodiversité
nettement plus élevée (16 espèces) a été observée durant les prélèvements POC1 (2012) et POC2 (2013).
Ce contraste pourrait être expliqué par le choix des stations (côte – large) et des saisons
d’échantillonnages ainsi qu’aux efforts d’échantillonnage (fréquences des prélèvements). L’inventaire
lié aux prélèvements POEC, montre une certaine ressemblance avec ceux obtenus auparavant dans les
secteurs occidental et central (Hafferssas & Seridji, 2012).
Il est utile de rappeler que, pour l’ensemble des prélèvements (POEC et POC), le secteur central
enregistre une biodiversité peu élevée (6 et 16 espèces, respectivement) par rapport à celle enregistrée
