Chapitre III
Résultats et discussion
68
expérimentale de cinétique de relargation et deux courbes théoriques issus de deux
modélisations utilisant les modèles cinétiques du pseudo premier ordre et du pseudo second
ordre 3.
La figure 24 montre la cinétique de relargation du plomb par les différentes fractions du
sédiment à 20°C. On remarque que lors des premiers temps de contact (28h30 d’agitation)
solution/sédiment, les courbes obtenues présentent une même allure caractérisée par une
légère augmentation graduelle des quantités résiduelles du Pb
2+ pour les 4 fractions du
sédiment. Les valeurs du Pb
2+ viennent atteindre enfin un plateau où l’adsorption du soluté
est maximale. A ce niveau, il existe un certain équilibre entre les vitesses d’adsorption et de
relargation les cinétiques de relargation du métal deviennent relativement lentes. Ceci permet
de dire que le temps nécessaire pour atteindre l’équilibre est de 28h30.
Le temps de contact de 28h30 nécessaire pour atteindre l’équilibre d’adsorption entre
l’adsorbat et l’adsorbant, est un peu lent comparé au temps de 24h obtenu lors d’autres études
réalisées sur des sédiments (Lahmar, 2010 ; Blanchard, 2000). Par contre, celui obtenu par
Serpaud (Serpaud et al., 1994) est un peu plus lent, il est d’environ 30h. Ce temps est dit de
lent en comparaison à d’autres temps de contact obtenus pour d’autres sorbants tel que 21h
pour l’adsorption du Pb
2+ , Cu
2+ et Cd
2+ sur de la diatomite modifiée (Khraisheh et al., 2004),
90 min pour celle du Pb
2+ et Zn
2+ sur des zéolites et de la bentonite (Purna Chandra Rao et al.,
2006) et un temps de 3 min pour l’adsorption du Pb
2+ et Cu
2+ sur des phosphates calcinés
(Aklil et al., 2004). Il faut noter que le temps de contact obtenu lors de cette étude ne
représente que celui de l’adsorption du Pb
2+ sur la fraction fine du sédiment fluvial utilisé et
ayant été soumis à des expériences d’extractions séquentielles.
Ceci dit, il est quand même important de signaler que cette lenteur dans les processus
d’adsorption est due à la complexité de la composition chimique et minéralogique du
sédiment utilisé, et du comportement individuel des phases qui le compose (matières
organiques, argiles, carbonates, oxydes de fer) en présence de ces métaux, qui
comparativement à d’autres sorbants composées d’un seul matériau (kaolinite, bentonite, etc)
nécessitent des temps de contact plus lent pour atteindre l’équilibre.
Résultats et discussion
68
expérimentale de cinétique de relargation et deux courbes théoriques issus de deux
modélisations utilisant les modèles cinétiques du pseudo premier ordre et du pseudo second
ordre 3.
La figure 24 montre la cinétique de relargation du plomb par les différentes fractions du
sédiment à 20°C. On remarque que lors des premiers temps de contact (28h30 d’agitation)
solution/sédiment, les courbes obtenues présentent une même allure caractérisée par une
légère augmentation graduelle des quantités résiduelles du Pb
2+ pour les 4 fractions du
sédiment. Les valeurs du Pb
2+ viennent atteindre enfin un plateau où l’adsorption du soluté
est maximale. A ce niveau, il existe un certain équilibre entre les vitesses d’adsorption et de
relargation les cinétiques de relargation du métal deviennent relativement lentes. Ceci permet
de dire que le temps nécessaire pour atteindre l’équilibre est de 28h30.
Le temps de contact de 28h30 nécessaire pour atteindre l’équilibre d’adsorption entre
l’adsorbat et l’adsorbant, est un peu lent comparé au temps de 24h obtenu lors d’autres études
réalisées sur des sédiments (Lahmar, 2010 ; Blanchard, 2000). Par contre, celui obtenu par
Serpaud (Serpaud et al., 1994) est un peu plus lent, il est d’environ 30h. Ce temps est dit de
lent en comparaison à d’autres temps de contact obtenus pour d’autres sorbants tel que 21h
pour l’adsorption du Pb
2+ , Cu
2+ et Cd
2+ sur de la diatomite modifiée (Khraisheh et al., 2004),
90 min pour celle du Pb
2+ et Zn
2+ sur des zéolites et de la bentonite (Purna Chandra Rao et al.,
2006) et un temps de 3 min pour l’adsorption du Pb
2+ et Cu
2+ sur des phosphates calcinés
(Aklil et al., 2004). Il faut noter que le temps de contact obtenu lors de cette étude ne
représente que celui de l’adsorption du Pb
2+ sur la fraction fine du sédiment fluvial utilisé et
ayant été soumis à des expériences d’extractions séquentielles.
Ceci dit, il est quand même important de signaler que cette lenteur dans les processus
d’adsorption est due à la complexité de la composition chimique et minéralogique du
sédiment utilisé, et du comportement individuel des phases qui le compose (matières
organiques, argiles, carbonates, oxydes de fer) en présence de ces métaux, qui
comparativement à d’autres sorbants composées d’un seul matériau (kaolinite, bentonite, etc)
nécessitent des temps de contact plus lent pour atteindre l’équilibre.
