Chapitre I
Rappels bibliographiques
35
Figure 5. Principales interactions entre atome ou une molécule et un solide à l'interface
solide/liquide (d'après Manceau et al., 2002).
B.1.1. Adsorption
Adsorption et désorption : est un phénomène physico-chimique qui se traduit par la rétention
des molécules (gaz ou liquide) appelée adsorbat par la surface des particules solides du
sédiment appelé adsorbant, selon divers processus sur des sites dits ‘actifs’ (Ramade, 2000).
Alors que la désorption est le processus inverse de l’adsorption, par laquelle les molécules ou
les atomes adsorbés se détachent des particules du sédiment. On distingue deux types
d’adsorption selon la nature des interactions qui se produisent entre l’adsorbant et la surface
de l’adsorbat.
L’adsorption physique ou physisorption : elle met en jeu de très faibles interactions entre
entités moléculaires comme les forces de Van Der Waals (adsorption spécifique) et des forces
dues aux interactions électrostatiques de polarisation (adsorption non spécifique). Elle est
réversible et peu spécifique, rapide et généralement limitée par les phénomènes de diffusion.
La force des interactions mises en jeu peut être estimée par l’énergie d’adsorption qui est
comprise entre 5 et 40Kj/mol où la désorption peut être totale.
L’adsorption chimique ou chimisorption : elle résulte d’une profonde modification de la
répartition des charges électroniques de la molécule adsorbée (formations de liaisons ioniques
ou covalentes de coordination). L’énergie d’adsorption est supérieure à 80kj/mol d’où la
difficulté de désorption. La chimisorption est essentiellement irréversible et lente. Elle est très
spécifique et s’accompagne d’une forte variation d’énergie d’activation.
L’adsorption physique peut se faire en monocouche ou multicouche, au contraire de
l’adsorption chimique, qui elle peut se faire uniquement en monocouche, car la présence des
Rappels bibliographiques
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Figure 5. Principales interactions entre atome ou une molécule et un solide à l'interface
solide/liquide (d'après Manceau et al., 2002).
B.1.1. Adsorption
Adsorption et désorption : est un phénomène physico-chimique qui se traduit par la rétention
des molécules (gaz ou liquide) appelée adsorbat par la surface des particules solides du
sédiment appelé adsorbant, selon divers processus sur des sites dits ‘actifs’ (Ramade, 2000).
Alors que la désorption est le processus inverse de l’adsorption, par laquelle les molécules ou
les atomes adsorbés se détachent des particules du sédiment. On distingue deux types
d’adsorption selon la nature des interactions qui se produisent entre l’adsorbant et la surface
de l’adsorbat.
L’adsorption physique ou physisorption : elle met en jeu de très faibles interactions entre
entités moléculaires comme les forces de Van Der Waals (adsorption spécifique) et des forces
dues aux interactions électrostatiques de polarisation (adsorption non spécifique). Elle est
réversible et peu spécifique, rapide et généralement limitée par les phénomènes de diffusion.
La force des interactions mises en jeu peut être estimée par l’énergie d’adsorption qui est
comprise entre 5 et 40Kj/mol où la désorption peut être totale.
L’adsorption chimique ou chimisorption : elle résulte d’une profonde modification de la
répartition des charges électroniques de la molécule adsorbée (formations de liaisons ioniques
ou covalentes de coordination). L’énergie d’adsorption est supérieure à 80kj/mol d’où la
difficulté de désorption. La chimisorption est essentiellement irréversible et lente. Elle est très
spécifique et s’accompagne d’une forte variation d’énergie d’activation.
L’adsorption physique peut se faire en monocouche ou multicouche, au contraire de
l’adsorption chimique, qui elle peut se faire uniquement en monocouche, car la présence des
