Chapitre I
Rappels bibliographiques
30
On considère que les métaux lourds de cette fraction ne sont pas relargables dans les
conditions naturelles (Tessier et al., 1979).
e- Schéma du Bureau Communautaire de Référence (BCR) : la multiplicité et la
diversité des schémas d’extractions séquentielles ne permettant pas la comparaison des
résultats obtenus, le Bureau Communautaire de Référence a lancé en 1987 un
programme destiné à homogénéiser les procédures afin de déterminer la répartition
des métaux traces dans les sédiments (Quevauvillier et al., 1994 ; Rauret et al., 1998).
Une procédure en trois étapes a été retenue, basée sur trois extractions successives par
l’acide acétique 0,11 mol/l (etape1), chlorhydrate d’hydroxylamine 0,1 mol/l (etape2)
et un mélange de peroxyde d’hydrogène 8,8mol/l et d’acétate d’ammonium 1mol/l
(étape3) (Tab.9).
fTableau 9. Schéma d’extraction séquentielle du Bureau Communautaire de Référence
(Durand, 2003).
A. 2.6. Mobilité des métaux dans les sédiments
Dans les milieux aqueux (eaux naturelles, solution du sol) les métaux lourds subissent de
nombreuses réactions chimiques et biologiques. De ce fait, ils peuvent être sous forme d’ions
libres hydratés, complexés avec des ligands inorganiques comme les carbonates, ou
organiques dissous comme les peptides.
Dans la phase particulaire, ils peuvent s’adsorber sur l’argile, complexés avec la matière
organique, adsorbés et/ou co-précipités avec les hydroxydes de fer et de manganèse,
précipités avec les ions sulfures (dans la partie anoxique du sédiment) ; ils peuvent enfin être
liés à la matière cristalline des particules (Morison, 1989 ; Burgess et Scott, 1992, Burton,
1992a ; Forstner et Whitmann, 1979 ; Rybicka et al., 1995 ; Chapman et al., 1998).
La plupart des auteurs s’accordent à dire que des facteurs tels que la teneur des sédiments en
argile, la teneur et la quantité de l’humus, le pH, le potentiel redox, sont des paramètres qui
affectent la mobilité des métaux lourds (Bielek, 1998 in Martinelli, 1999), en l’augmentant
(complexation soluble) ou au contraire en participant à leur rétention (adsorption ou
précipitation) par les sédiments (Bourg, 1998 in Blanchard, 2000). C’est en cela que leurs
variations peuvent représenter un sérieux problème de contamination de l’environnement
Rappels bibliographiques
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On considère que les métaux lourds de cette fraction ne sont pas relargables dans les
conditions naturelles (Tessier et al., 1979).
e- Schéma du Bureau Communautaire de Référence (BCR) : la multiplicité et la
diversité des schémas d’extractions séquentielles ne permettant pas la comparaison des
résultats obtenus, le Bureau Communautaire de Référence a lancé en 1987 un
programme destiné à homogénéiser les procédures afin de déterminer la répartition
des métaux traces dans les sédiments (Quevauvillier et al., 1994 ; Rauret et al., 1998).
Une procédure en trois étapes a été retenue, basée sur trois extractions successives par
l’acide acétique 0,11 mol/l (etape1), chlorhydrate d’hydroxylamine 0,1 mol/l (etape2)
et un mélange de peroxyde d’hydrogène 8,8mol/l et d’acétate d’ammonium 1mol/l
(étape3) (Tab.9).
fTableau 9. Schéma d’extraction séquentielle du Bureau Communautaire de Référence
(Durand, 2003).
A. 2.6. Mobilité des métaux dans les sédiments
Dans les milieux aqueux (eaux naturelles, solution du sol) les métaux lourds subissent de
nombreuses réactions chimiques et biologiques. De ce fait, ils peuvent être sous forme d’ions
libres hydratés, complexés avec des ligands inorganiques comme les carbonates, ou
organiques dissous comme les peptides.
Dans la phase particulaire, ils peuvent s’adsorber sur l’argile, complexés avec la matière
organique, adsorbés et/ou co-précipités avec les hydroxydes de fer et de manganèse,
précipités avec les ions sulfures (dans la partie anoxique du sédiment) ; ils peuvent enfin être
liés à la matière cristalline des particules (Morison, 1989 ; Burgess et Scott, 1992, Burton,
1992a ; Forstner et Whitmann, 1979 ; Rybicka et al., 1995 ; Chapman et al., 1998).
La plupart des auteurs s’accordent à dire que des facteurs tels que la teneur des sédiments en
argile, la teneur et la quantité de l’humus, le pH, le potentiel redox, sont des paramètres qui
affectent la mobilité des métaux lourds (Bielek, 1998 in Martinelli, 1999), en l’augmentant
(complexation soluble) ou au contraire en participant à leur rétention (adsorption ou
précipitation) par les sédiments (Bourg, 1998 in Blanchard, 2000). C’est en cela que leurs
variations peuvent représenter un sérieux problème de contamination de l’environnement
