Chapitre I :
Synthèse bibliographique
20
La mobilité et la disponibilité des HAPs dépendent également de la source qui les a
générés.
Les HAPs pétroliers, présents sous forme d’émulsion avec l’eau sont plus facilement
disponibles en comparaison des HAPs d’origine pyrolytique fortement adsorbés sur et dans
les particules.
Le passage des composés organiques de la phase particulaire à la phase dissoute est
principalement géré par le caractère hydrophobe de ces molécules, ainsi que par la quantité
et la qualité de la matière organique.
Plus un composé est hydrophobe, plus il est fortement adsorbé sur les particules. De la
même façon plus la teneur en matière organique est élevée, moins les HAPs sont mobiles et
leur coefficient de partage diminue (Kp) (Ce rapport se définie comme de concentration
d’un composé i adsorbé à la phase solide (sédiment) et dissous dans l’eau à l’équilibre).
La quantité de colloïdes dans l’eau interstitielle joue également un rôle important dans la
mobilité des composés organiques.
La granulométrie du sédiment joue également un rôle important dans la distribution des
HAP s .
Les HAPs de poids moléculaire élevé (peu hydrosolubles) sont préférentiellement associés
aux particules fines en comparaison aux composés plus hydrosolubles ; leur mobilité et
leur biodisponibilité diminuent donc lorsque la fraction de particules fines d’un sédiment
augmente, (GEFFARD, 2001).
I.2.5. Comportement des hydrocarbures dans les sédiments
L'étude du comportement des hydrocarbures dans les sédiments d'une plage fait intervenir
tout d'abord la nature des hydrocarbures mais aussi les caractéristiques des sédiments
(physiques, chimiques, géotechniques, granulométriques) et leur dynamique (migrations,
hydrogéologie).
La prise en compte de ces différents aspects doit aboutir, sur un plan pratique, à la
définition de l’indice de vulnérabilité d’un sédiment suffisamment simple pour être
utilisable sur le terrain
L’indice de vulnérabilité d'un sédiment aux hydrocarbures dépend de :
sa capacité à "absorber" les hydrocarbures c'est-à-dire sa perméabilité.
sa capacité à les "retenir", c'est-à-dire son pouvoir de rétention : (CONVERY 1979) a
défini la "rétention spécifique primaire" d'un sédiment comme le volume
d'hydrocarbures retenu après un passage de ces hydrocarbures à travers le milieu par
gravité.
Le pouvoir de rétention est controlé par la porosité, la teneur en eau, la teneur en matière
organique et bien sur la nature des hydrocarbures.
Les caractéristiques physico-chimiques des hydrocarbures (viscosité et tension
superficielle), ou de certaines fractions. Les composants influencent leur pouvoir de
rétention par les sédiments
Synthèse bibliographique
20
La mobilité et la disponibilité des HAPs dépendent également de la source qui les a
générés.
Les HAPs pétroliers, présents sous forme d’émulsion avec l’eau sont plus facilement
disponibles en comparaison des HAPs d’origine pyrolytique fortement adsorbés sur et dans
les particules.
Le passage des composés organiques de la phase particulaire à la phase dissoute est
principalement géré par le caractère hydrophobe de ces molécules, ainsi que par la quantité
et la qualité de la matière organique.
Plus un composé est hydrophobe, plus il est fortement adsorbé sur les particules. De la
même façon plus la teneur en matière organique est élevée, moins les HAPs sont mobiles et
leur coefficient de partage diminue (Kp) (Ce rapport se définie comme de concentration
d’un composé i adsorbé à la phase solide (sédiment) et dissous dans l’eau à l’équilibre).
La quantité de colloïdes dans l’eau interstitielle joue également un rôle important dans la
mobilité des composés organiques.
La granulométrie du sédiment joue également un rôle important dans la distribution des
HAP s .
Les HAPs de poids moléculaire élevé (peu hydrosolubles) sont préférentiellement associés
aux particules fines en comparaison aux composés plus hydrosolubles ; leur mobilité et
leur biodisponibilité diminuent donc lorsque la fraction de particules fines d’un sédiment
augmente, (GEFFARD, 2001).
I.2.5. Comportement des hydrocarbures dans les sédiments
L'étude du comportement des hydrocarbures dans les sédiments d'une plage fait intervenir
tout d'abord la nature des hydrocarbures mais aussi les caractéristiques des sédiments
(physiques, chimiques, géotechniques, granulométriques) et leur dynamique (migrations,
hydrogéologie).
La prise en compte de ces différents aspects doit aboutir, sur un plan pratique, à la
définition de l’indice de vulnérabilité d’un sédiment suffisamment simple pour être
utilisable sur le terrain
L’indice de vulnérabilité d'un sédiment aux hydrocarbures dépend de :
sa capacité à "absorber" les hydrocarbures c'est-à-dire sa perméabilité.
sa capacité à les "retenir", c'est-à-dire son pouvoir de rétention : (CONVERY 1979) a
défini la "rétention spécifique primaire" d'un sédiment comme le volume
d'hydrocarbures retenu après un passage de ces hydrocarbures à travers le milieu par
gravité.
Le pouvoir de rétention est controlé par la porosité, la teneur en eau, la teneur en matière
organique et bien sur la nature des hydrocarbures.
Les caractéristiques physico-chimiques des hydrocarbures (viscosité et tension
superficielle), ou de certaines fractions. Les composants influencent leur pouvoir de
rétention par les sédiments
