Chapitre I :
Synthèse bibliographique
19
La matière organique sédimentaire, caractérisée par le carbone organique, est
constituée de macromolécules polymérisées hétérogènes ; elle possède des sites
hydrophiles qui lui permet de s’adsorber à la surface des particules argileuses et de
complexer de nombreux contaminants, organiques notamment (BONNET, 2000).
I.2.3. Composition des sédiments
Le sédiment est une matrice très hétérogène, constitué de matériaux détritiques
inorganiques et organiques (POWER et CHAPMAN, 1992). Il présente principalement 3
composants :
Eau interstitielle : elle correspond à l’eau qui occupe l’espace entre les particules
sédimentaires et représente une fraction importante du sédiment avec généralement plus de
50% de son volume.
Phase inorganique : elle est formée de minéraux provenant de l’érosion de l’écorce
terrestre et de débris coquilliers. Ses composés sont principalement, les argiles, carbonates
et les silicates. Les particules inorganiques sont généralement enrobées d’hydroxyde de fer
et de manganèse et de substances organiques qui leur confèrent une grande capacité
d’adsorption vis à vis des contaminants.
Phase organique : elle n’occupe qu’un faible volume du sédiment (quelques %), mais joue
un rôle primordial, puisqu’elle régule la mobilité et donc la biodisponibilité d’un grand
nombre de contaminants, en particulier les composés organiques non ioniques
(POWER et CHAPMAN, 1992). Selon sa taille la matière organique peut être classée en
carbone organique dissous, colloïdal et particulaire (BONNET, 2000).
Les sédiments sont aussi également caractérisés par leur pH, leur potentiel redox, leur
salinité, leur teneur en oxygène et en sulfures. Ces paramètres gèrent la répartition des
contaminants entre les différentes phases d’un sédiment, ainsi que leur biodisponibilité.
I.2.4. Mobilité et biodisponibilité des HAPs dans un sédiment
La forme physico-chimique d’un composé détermine sa mobilité, biodisponibilité et
toxicité vis à vis des organismes vivants. Dans un sédiment, il existe de nombreux
échanges entre les différents compartiments, tel que de la phase particulaire vers la phase
dissoute, entraînant ainsi une contamination. Ces échanges sont complexes et influencés
par de nombreux facteurs physiques, chimiques et biologiques, (in DEHANE, 2012)
Les HAPs, faiblement solubles dans l’eau, s’associent très facilement aux particules ainsi
qu’à la matière organique. Cependant, des échanges existent entre la phase particulaire et
la phase dissoute ; ils sont influencés par la teneur en matière organique (exprimée en
teneur de carbone organique, CO) et la granulométrie des sédiments.
Synthèse bibliographique
19
La matière organique sédimentaire, caractérisée par le carbone organique, est
constituée de macromolécules polymérisées hétérogènes ; elle possède des sites
hydrophiles qui lui permet de s’adsorber à la surface des particules argileuses et de
complexer de nombreux contaminants, organiques notamment (BONNET, 2000).
I.2.3. Composition des sédiments
Le sédiment est une matrice très hétérogène, constitué de matériaux détritiques
inorganiques et organiques (POWER et CHAPMAN, 1992). Il présente principalement 3
composants :
Eau interstitielle : elle correspond à l’eau qui occupe l’espace entre les particules
sédimentaires et représente une fraction importante du sédiment avec généralement plus de
50% de son volume.
Phase inorganique : elle est formée de minéraux provenant de l’érosion de l’écorce
terrestre et de débris coquilliers. Ses composés sont principalement, les argiles, carbonates
et les silicates. Les particules inorganiques sont généralement enrobées d’hydroxyde de fer
et de manganèse et de substances organiques qui leur confèrent une grande capacité
d’adsorption vis à vis des contaminants.
Phase organique : elle n’occupe qu’un faible volume du sédiment (quelques %), mais joue
un rôle primordial, puisqu’elle régule la mobilité et donc la biodisponibilité d’un grand
nombre de contaminants, en particulier les composés organiques non ioniques
(POWER et CHAPMAN, 1992). Selon sa taille la matière organique peut être classée en
carbone organique dissous, colloïdal et particulaire (BONNET, 2000).
Les sédiments sont aussi également caractérisés par leur pH, leur potentiel redox, leur
salinité, leur teneur en oxygène et en sulfures. Ces paramètres gèrent la répartition des
contaminants entre les différentes phases d’un sédiment, ainsi que leur biodisponibilité.
I.2.4. Mobilité et biodisponibilité des HAPs dans un sédiment
La forme physico-chimique d’un composé détermine sa mobilité, biodisponibilité et
toxicité vis à vis des organismes vivants. Dans un sédiment, il existe de nombreux
échanges entre les différents compartiments, tel que de la phase particulaire vers la phase
dissoute, entraînant ainsi une contamination. Ces échanges sont complexes et influencés
par de nombreux facteurs physiques, chimiques et biologiques, (in DEHANE, 2012)
Les HAPs, faiblement solubles dans l’eau, s’associent très facilement aux particules ainsi
qu’à la matière organique. Cependant, des échanges existent entre la phase particulaire et
la phase dissoute ; ils sont influencés par la teneur en matière organique (exprimée en
teneur de carbone organique, CO) et la granulométrie des sédiments.
