Chapitre I :
Synthèse bibliographique
16
I.1.4. Formation et Origine des HAPs
1. Origine pyrolytique
Les HAPs sont formés principalement lors de la combustion incomplète de la matière
organique, récente ou fossile. L’activité industrielle contribue largement à la production de
ces composés de même que les émissions des véhicules et le chauffage résidentiel. La
pyrolyse naturelle (incendies de forêt, éruptions volcaniques) intervient également.
Les HAPs d’origine pyrolytique sont caractérisés par la prédominance des noyaux
aromatiques non substitués sur les homologues alkylés. Ce profil est en fait lié à la
température de combustion à laquelle se forment les composés. A haute température
(1500-2000°C) il ne subsiste que les HAPs non substitués (cas des rejets des activités
industrielles et des automobiles). Par contre les températures atteintes par les feux de forêts
(400-800°C) permettent la formation de certains HAPs alkylés.
2. Origine pétrolière
La formation du pétrole par catagenèse se produit à des températures relativement
basses (50-10°C) permettant la conservation des chaînes alkylées. Ainsi, l’enfouissement
dans les bassins sédimentaires de la matière organique et sa lente maturation conduisent à
la formation de mélanges de HAPs complexes où prédominent les dérivés alkylés. Cette
distribution, caractéristique du pétrole, est utilisée comme indicateur de contamination
pétrolière des sédiments et des organismes marins.
3. Origines biosynthétique et diagénétique
A côté de ces deux origines principales des HAPs, d’autres voies sont à considérer. La
biosynthèse directe par des micro-organismes ou des végétaux. Dans cette voie, des
structures moléculaires polycycliques comme des quinones ou des stéroïdes, produits par
des organismes vivants, servent de précurseurs biologiques de HAPs formés par diagenèse
précoce dans les sédiments (MURIELLE, 1995).
I.1.5. Comportement biogéochimique des HAPs
Les HAPs sont des composés ubiquistes présents dans tous les compartiments
environnementaux : atmosphère, colonne d’eau, biote, sédiment, sols. Cette large
distribution est due à leur grande stabilité et multiplicité de sources. Leur distribution dans
l’environnement résulte de multiples processus abiotiques et biotiques, contrôlés par leurs
propriétés physico-chimiques : volatilisation, transport à longue distance, dépôt
atmosphérique, adsorption sur les Particules, sédimentation, bioaccumulation, activités
microbiennes, oxydation chimique et photo oxydation.
Synthèse bibliographique
16
I.1.4. Formation et Origine des HAPs
1. Origine pyrolytique
Les HAPs sont formés principalement lors de la combustion incomplète de la matière
organique, récente ou fossile. L’activité industrielle contribue largement à la production de
ces composés de même que les émissions des véhicules et le chauffage résidentiel. La
pyrolyse naturelle (incendies de forêt, éruptions volcaniques) intervient également.
Les HAPs d’origine pyrolytique sont caractérisés par la prédominance des noyaux
aromatiques non substitués sur les homologues alkylés. Ce profil est en fait lié à la
température de combustion à laquelle se forment les composés. A haute température
(1500-2000°C) il ne subsiste que les HAPs non substitués (cas des rejets des activités
industrielles et des automobiles). Par contre les températures atteintes par les feux de forêts
(400-800°C) permettent la formation de certains HAPs alkylés.
2. Origine pétrolière
La formation du pétrole par catagenèse se produit à des températures relativement
basses (50-10°C) permettant la conservation des chaînes alkylées. Ainsi, l’enfouissement
dans les bassins sédimentaires de la matière organique et sa lente maturation conduisent à
la formation de mélanges de HAPs complexes où prédominent les dérivés alkylés. Cette
distribution, caractéristique du pétrole, est utilisée comme indicateur de contamination
pétrolière des sédiments et des organismes marins.
3. Origines biosynthétique et diagénétique
A côté de ces deux origines principales des HAPs, d’autres voies sont à considérer. La
biosynthèse directe par des micro-organismes ou des végétaux. Dans cette voie, des
structures moléculaires polycycliques comme des quinones ou des stéroïdes, produits par
des organismes vivants, servent de précurseurs biologiques de HAPs formés par diagenèse
précoce dans les sédiments (MURIELLE, 1995).
I.1.5. Comportement biogéochimique des HAPs
Les HAPs sont des composés ubiquistes présents dans tous les compartiments
environnementaux : atmosphère, colonne d’eau, biote, sédiment, sols. Cette large
distribution est due à leur grande stabilité et multiplicité de sources. Leur distribution dans
l’environnement résulte de multiples processus abiotiques et biotiques, contrôlés par leurs
propriétés physico-chimiques : volatilisation, transport à longue distance, dépôt
atmosphérique, adsorption sur les Particules, sédimentation, bioaccumulation, activités
microbiennes, oxydation chimique et photo oxydation.
