Chapitre IV : Morphodynamique côtière à une macro échelle spatio-temporelle
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2.2.2.1. La Géomorphologie :
Il n’y a pas une grande variation sur le littoral étudié puisqu’il est formé des plages
sableuses, de Tichy, de Boukhlifa et de Sidi Ali Lebhar. Ces plages sont séparées par les
falaises rocheuses des Cap Aokas et Cap Tichy.
Selon HAMMAR-KLOSE & THIELER (2001) (in Djouder et Smaoun, 2011), les facteurs
de risque d’érosion côtière, en réponse à une remontée du niveau marin, dans ce cas reste très
élevé pour les accumulations sableuses et très bas pour les falaises des caps Aokas et Tichy (voir
Fig. n°53 en annexes).
2.2.2.2. La pente côtière
Elle permet une évaluation non seulement du risque relatif à la rapidité potentielle du recul
du trait de côte, mais également du risque d’inondation car les régions côtières à pente faible
devraient régresser plus rapidement que les zones à déclivité plus raide (Piclkey et Davis, 1987
in Djouder et Smaoun, 2011).
Pour ce qui est de la côte béjaouie, la pente a été calculée en utilisant le modèle numérique
de terrain (M.N.T) généré à partir de l’orthophotoplan de l’année 1989. Elle varie entre 6 et 9 %
à Aokas présentant ainsi un risque modéré, entre 3 et 6 % à Tichy traduisant ainsi une valeur
élevée du risque et elle est inférieure à 3 % au niveau des plages de Boukhlifa et de Sidi Ali
Lebhar justifiant ainsi un risque très élevé (Fig. n°54 voir annexes) .
En effet, dans la partie Est du littoral de Béjaïa, 1,11% de la côte présentent un risque
modéré, 36,11% un risque élevé et 62,78% de la côte affichent un risque très élevé pour la pente
côtière.
2.2.2.3. Le taux d’érosion/accrétion de la côte :
Les taux moyens d’érosion/accrétion de la partie Est du littoral de Béjaïa ont été calculés à
partir de l’analyse des photographies des missions aériennes de 1973 et 1989 et à partir de
l’image SPOT de 2001. Donc elle s’est faite sur une période de 28 ans.
Les résultats obtenus montrent une érosion généralisée le long de cette zone côtière, avec
une variation spatiale des taux de recul. En conséquence, les facteurs de risque relatifs aux
retraits notés, restent modérés à Tichy, élevés à Aokas et très élevés à Boukhlifa et Sidi Ali
Lebhar (Fig.n°55 voir annexes).
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