Chapitre I : Quelques rappels
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4. La diffraction :
La houle se diffracte lorsqu’elle ne se propage plus en ligne droite par profondeur constante.
On observe de la diffraction autour des musoirs de digue ou de brise-lames : à l’abri de ces
ouvrages, il existe une certaine agitation qui peut s’interpréter comme un transfert d’énergie des
zones les plus agitées vers les zones abritées. La diffraction est d’autant plus marquée que la
période de la houle est forte : une digue protégera mieux un plan d’eau des clapots que des
houles océaniques.
5. Le déferlement :
Au fur et à mesure que les vagues se rapprochent de la côte, la profondeur diminue ; le
mouvement des particules d’eau devient plus elliptique ; la célérité et la longueur d’onde
diminuent avec la profondeur d’eau, alors que la hauteur des vagues augmente, dans de cas il
s’agit du déferlement bathymétrique. Ces modifications aboutissent à une exagération de la
cambrure, qui s’exprime par le rapport (H/L), et à un profil des vagues de plus en plus
dissymétrique.
Nous distinguons également le déferlement en eau profonde, appelé moutonnement, est lié à
l’influence du vent qui pousse sur les crêtes des vagues et leur fournit de l’énergie et augmente
ainsi leur cambrure qui atteint une valeur de 0.143. Ce phénomène n’est pas dû au frottement sur
le fond.
La vague déferle sous différentes formes en fonction de leurs caractéristiques
morphométriques au moment du déferlement et de la pente de la plage. Galvin (1968) a utilisé
les nombres d’Irribaren ξ0 et ξd respectivement au large et au point de déferlement pour décrire
les différents types de déferlement. ξ0 et ξd sont donnés par :
ξ0 = tan β / √H0/λ0
et
ξd = tan β / √Hd/λd
Où tan β est la pente locale du fond, H0 la hauteur de la houle au large, λ0 la longueur d’onde de
la houle au large et Hd la hauteur des vagues au point de déferlement.
A partir de l’étude de Galvin (1968), il est possible de classer les différents types de
déferlement :
Tableau n°2 : Les types de déferlement en fonction des nombres d’Irribaren, d’après Galvin
(1968).
Le type de déferlement :
ξ0
ξd
Glissant (Spilling breakers)
ξ0 < 0.5
ξd < 0.4
Plongeant (plunging brekers) 0.5 < ξ0 < 3.3
0.4 < ξd < 2
Frontal ou à gonflement
(Surging breakers)
3.3 < ξ0
2 < ξd < 4
1. Le déferlement glissant est favorisé par les houles courtes et les pentes faibles.
L’instabilité se crée sur la face avant de la crête. Elle se concrétise par un panache d’eau
et de bulles d’air glissant sur la pente, la hauteur de la houle diminue rapidement.
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