Chapitre 1
Généralités
6
En effet, développés à la fin de la deuxième révolution industrielle, ce sont les éléments
traces métalliques les plus redoutables, susceptibles d’être métabolisés et concentrés au niveau
des organismes marins à partir du sédiment et l’eau. Déjà dans les années 50, leurs effets
hautement nocifs ont été mis en évidence suite à l'intoxication mortelle survenue à Minamata
au Japon. Les habitants avaient mangé du poisson contaminé par des rejets mercuriels d'une
usine située à proximité. Cette maladie s'est ensuite propagée à toute la jeune génération par le
lait maternel (JICA et al., 2008 ; BLIEFERT et PERRAUD, 2009).
1.1.3.1.3. Origines des éléments traces métalliques dans le milieu marin
L’origine des métaux présents dans le milieu marin est double, naturelle et anthropogène
(ASSO, 1982) :
A- Origine naturelle
Naturellement présents dans la biosphère, ils parviennent dans le milieu marin par
différents voies (ASSO, 1982 ; RAMADE, 1982 ; SIGG et al., 2006) :
Les fleuves, les rivières, l’érosion et le lessivage des sols ;
Les apports atmosphériques surtout par les vents et les pluies ;
L’altération des continents, et les incendies de forêts ;
L’activité volcanique ;
Les sources hydrothermales océaniques ;
La possibilité de chute de météorites.
B- Origine anthropogène
L’origine anthropogénique représente un danger plus important que les rejets
d’hydrocarbures ou mêmes d’éléments radioactifs du fait que ces métaux se trouvent sous forme
dissoutes et particulières et sont assimilés par les organismes marins (GROUSSET et
DONARD, 1989). Les sources ayant contribué à l’augmentation des concentrations de métaux
dans le milieu marin et surtout en zone côtière sont (GAUJOUS, 1995 ; SIGG et al., 2006 ;
BELANGER, 2009) :
Les effluents d’extractions minières ;
Les effluents industriels (métallurgie, pétrochimie, …), domestiques et le lessivage des
zones urbaines ;
Les eaux d’écoulement contaminées par les engrais et les pesticides utilisés en
agriculture ;
Les eaux usées issus du lessivage des décharges d’ordures ménagères ;
Le rejet en mer de résidus solides (piles, batteries, …) ;
Les apports atmosphériques : combustion de carburants fossiles, incinération des
déchets et émissions industrielles.
1.1.3.1.4. Bioaccumulation et biomagnification des éléments traces métalliques
Les ETM sont absorbés par les plantes et les animaux marins, le dépassement d’une
quantité donnée dans ces espèces provoque leur accumulation dans l’organisme, on parle alors
de bioaccumulation, et tout au long de la chaîne alimentaire, et on parlera alors de
biomagnification (RAMADE, 1979 ; FOWLER, 1982 ; MARCHAND et al., 1990) où le
prédateur concentre une substance (ou un élément métallique) à un niveau supérieur à celui où
il se trouve dans sa proie (ZAOUI et YAHLA, 2000).
Généralités
6
En effet, développés à la fin de la deuxième révolution industrielle, ce sont les éléments
traces métalliques les plus redoutables, susceptibles d’être métabolisés et concentrés au niveau
des organismes marins à partir du sédiment et l’eau. Déjà dans les années 50, leurs effets
hautement nocifs ont été mis en évidence suite à l'intoxication mortelle survenue à Minamata
au Japon. Les habitants avaient mangé du poisson contaminé par des rejets mercuriels d'une
usine située à proximité. Cette maladie s'est ensuite propagée à toute la jeune génération par le
lait maternel (JICA et al., 2008 ; BLIEFERT et PERRAUD, 2009).
1.1.3.1.3. Origines des éléments traces métalliques dans le milieu marin
L’origine des métaux présents dans le milieu marin est double, naturelle et anthropogène
(ASSO, 1982) :
A- Origine naturelle
Naturellement présents dans la biosphère, ils parviennent dans le milieu marin par
différents voies (ASSO, 1982 ; RAMADE, 1982 ; SIGG et al., 2006) :
Les fleuves, les rivières, l’érosion et le lessivage des sols ;
Les apports atmosphériques surtout par les vents et les pluies ;
L’altération des continents, et les incendies de forêts ;
L’activité volcanique ;
Les sources hydrothermales océaniques ;
La possibilité de chute de météorites.
B- Origine anthropogène
L’origine anthropogénique représente un danger plus important que les rejets
d’hydrocarbures ou mêmes d’éléments radioactifs du fait que ces métaux se trouvent sous forme
dissoutes et particulières et sont assimilés par les organismes marins (GROUSSET et
DONARD, 1989). Les sources ayant contribué à l’augmentation des concentrations de métaux
dans le milieu marin et surtout en zone côtière sont (GAUJOUS, 1995 ; SIGG et al., 2006 ;
BELANGER, 2009) :
Les effluents d’extractions minières ;
Les effluents industriels (métallurgie, pétrochimie, …), domestiques et le lessivage des
zones urbaines ;
Les eaux d’écoulement contaminées par les engrais et les pesticides utilisés en
agriculture ;
Les eaux usées issus du lessivage des décharges d’ordures ménagères ;
Le rejet en mer de résidus solides (piles, batteries, …) ;
Les apports atmosphériques : combustion de carburants fossiles, incinération des
déchets et émissions industrielles.
1.1.3.1.4. Bioaccumulation et biomagnification des éléments traces métalliques
Les ETM sont absorbés par les plantes et les animaux marins, le dépassement d’une
quantité donnée dans ces espèces provoque leur accumulation dans l’organisme, on parle alors
de bioaccumulation, et tout au long de la chaîne alimentaire, et on parlera alors de
biomagnification (RAMADE, 1979 ; FOWLER, 1982 ; MARCHAND et al., 1990) où le
prédateur concentre une substance (ou un élément métallique) à un niveau supérieur à celui où
il se trouve dans sa proie (ZAOUI et YAHLA, 2000).
