Etude de l'Acidification et de l'Oxygénation de la côte Algéroise : Eté 2014
| Généralités
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d’hydrogène et la diminution de l’oxygène dissous affectent de nombreux processus
biogéochimiques, tels que le ratio ammoniac / ammonium disponible étayant la production
primaire et la solubilité des métaux traces (Cai, et al., 2011).
D’après une étude publiée dans la revue Environmental Science and Technology, en
combinant ses effets avec ceux du CO 2 d’origine atmosphérique, cette source de pollution
accélérerait considérablement l’acidification des eaux côtières (William Sunda, 2012). Ils
provoquent de véritables hot spots d’acidification. Les deux sources de CO 2 combineraient
leurs effets et pourraient, à terme, engendrer une baisse du pH marin de 0,25 à 1,1 unité. Cette
chute non négligeable dépendrait de la température et de la salinité des masses d’eaux
concernées (Quentin Mauguit, Futura-Sciences, 2012).
En se basant sur la concentration actuelle en CO 2 atmosphérique et en projetant les quantités
de gaz qu’émettront les micro-organismes dans le futur, l’acidité actuelle de l’eau de mer
pourrait, d’ici quelques années, être multipliée par 2 dans des eaux chaudes et fortement
salées. Plus surprenant, ce facteur atteindrait une valeur de 12 au sein des milieux côtiers
froids présentant une faible salinité (Quentin Mauguit, Futura-Sciences 2012).
1.4.5 La surveillance des aspects chimiques de l’acidification des océans
Selon la Commission OSPAR (protégé l’atlantique du Nord-Est et ses ressources) dans
son accord de 2014, on peut évaluer le degré d’acidification des océans en analysant des
espèces de minéraux carbonatés à coquilles d’aragonite et de calcite. Il n’est pas possible
actuellement de recommander une approche minimale fiable appliquée à la surveillance (telle
que le dosage du pH à la fin de l’hiver juste avant les éclosions printanières au cours des
études liées à l’eutrophisation). Ceci est dû au fait que l’on ne dispose généralement pas de
données assez exactes et précises pour pouvoir évaluer le degré d’acidification. Il faudrait
encourager, à ce stade, le recueil de données de base pour étudier les différences régionales et
temporelles au cours de l’année. Il convient de noter que les travaux sur l’acidification des
océans complémentent l’étude et les prévisions budgétaires des inventaires marins de CO 2 et
des flux air–mer. La planification des deux activités devrait être coordonnée.
L’analyse des espèces de carbonate dans l’eau de mer a pour but:
1. De surveiller la distribution spatiale des teneurs des espèces de carbonate au sein de la
zone maritime. (dans les zones côtières, des observations marines de très bonne qualité
devront éventuellement être conjuguées à une surveillance systématique des
principaux apports fluviaux) ;
2. De déterminer les tendances du degré d’acidification des océans d’origine anthropique
en surveillant le pH, d’autres paramètres du système des carbonates et la saturation en
minéraux carbonatés pendant des périodes s’étendant sur plusieurs années;
3. De fournir des informations sur la résolution spatiale et temporelle suffisantes pour
pouvoir étayer la détermination des impacts biologiques et les risques écologiques
futurs grâce à des observations directes et l’utilisation de modèles numériques.
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d’hydrogène et la diminution de l’oxygène dissous affectent de nombreux processus
biogéochimiques, tels que le ratio ammoniac / ammonium disponible étayant la production
primaire et la solubilité des métaux traces (Cai, et al., 2011).
D’après une étude publiée dans la revue Environmental Science and Technology, en
combinant ses effets avec ceux du CO 2 d’origine atmosphérique, cette source de pollution
accélérerait considérablement l’acidification des eaux côtières (William Sunda, 2012). Ils
provoquent de véritables hot spots d’acidification. Les deux sources de CO 2 combineraient
leurs effets et pourraient, à terme, engendrer une baisse du pH marin de 0,25 à 1,1 unité. Cette
chute non négligeable dépendrait de la température et de la salinité des masses d’eaux
concernées (Quentin Mauguit, Futura-Sciences, 2012).
En se basant sur la concentration actuelle en CO 2 atmosphérique et en projetant les quantités
de gaz qu’émettront les micro-organismes dans le futur, l’acidité actuelle de l’eau de mer
pourrait, d’ici quelques années, être multipliée par 2 dans des eaux chaudes et fortement
salées. Plus surprenant, ce facteur atteindrait une valeur de 12 au sein des milieux côtiers
froids présentant une faible salinité (Quentin Mauguit, Futura-Sciences 2012).
1.4.5 La surveillance des aspects chimiques de l’acidification des océans
Selon la Commission OSPAR (protégé l’atlantique du Nord-Est et ses ressources) dans
son accord de 2014, on peut évaluer le degré d’acidification des océans en analysant des
espèces de minéraux carbonatés à coquilles d’aragonite et de calcite. Il n’est pas possible
actuellement de recommander une approche minimale fiable appliquée à la surveillance (telle
que le dosage du pH à la fin de l’hiver juste avant les éclosions printanières au cours des
études liées à l’eutrophisation). Ceci est dû au fait que l’on ne dispose généralement pas de
données assez exactes et précises pour pouvoir évaluer le degré d’acidification. Il faudrait
encourager, à ce stade, le recueil de données de base pour étudier les différences régionales et
temporelles au cours de l’année. Il convient de noter que les travaux sur l’acidification des
océans complémentent l’étude et les prévisions budgétaires des inventaires marins de CO 2 et
des flux air–mer. La planification des deux activités devrait être coordonnée.
L’analyse des espèces de carbonate dans l’eau de mer a pour but:
1. De surveiller la distribution spatiale des teneurs des espèces de carbonate au sein de la
zone maritime. (dans les zones côtières, des observations marines de très bonne qualité
devront éventuellement être conjuguées à une surveillance systématique des
principaux apports fluviaux) ;
2. De déterminer les tendances du degré d’acidification des océans d’origine anthropique
en surveillant le pH, d’autres paramètres du système des carbonates et la saturation en
minéraux carbonatés pendant des périodes s’étendant sur plusieurs années;
3. De fournir des informations sur la résolution spatiale et temporelle suffisantes pour
pouvoir étayer la détermination des impacts biologiques et les risques écologiques
futurs grâce à des observations directes et l’utilisation de modèles numériques.
