Etude de l'Acidification et de l'Oxygénation de la côte Algéroise : Eté 2014
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& Rumohr, 2007). En mer du Nord, Callaway, et al., 2007 ont mis en évidence l’impact des
activités de pêche sur la distribution spatiale des espèces, avec pour effet soit une réduction
soit une prolifération, selon leur degré de tolérance face à ces pratiques humaines intenses.
D’autre part, sur certaines aires de la mer du Nord, Hiddink, et al., (2006) ont observé une
réduction de respectivement 56% et 21% des biomasses et de la production benthique
secondaire.
L’aquaculture n’est pas sans effet sur les écosystèmes dans lesquels elle s’implante. Les
conséquences environnementales de l’aquaculture sont multiples et incluent en particulier la
dégradation ou la modification des habitats liées à l’installation des aménagements aquacoles,
la production de déchets ou l’introduction d’espèces exotiques dans les cas les plus néfastes.
L’intensité des perturbations dépend néanmoins grandement du type de filière aquacole
(Naylor et al. 2000) et de l’environnement hydro-sédimentaire (Hartstein, et al., 2004).
D’autre part, les activités aquacoles ont grandement contribué, de manière volontaire ou
accidentelle, à l’introduction d’espèces exotiques, végétales ou animales, dont certaines ont
pu proliférer et être à l’origine de problèmes écologiques et/ou socio-économiques, et que l’on
qualifie alors d’espèces ‘invasives’.
Selon le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement), 80 % des pollutions
marines sont d'origine terrestre et anthropique (PNUE, 2010). Ce sont les eaux usées
domestiques, les plastiques, les rejets industriels, les pesticides et les engrais agricoles. Selon
l'Organisation internationale des Nations Unies, la pollution marine est définie comme étant
"l’introduction par l'homme, directement ou indirectement, de substances ou d'énergie dans le
milieu marin (y compris les estuaires) occasionnant des effets néfastes tels que des nuisances
envers les ressources biologiques comme l’eutrophisation (voir en 1.3), des risques pour la
santé de l'homme, des entraves aux activités maritimes (y compris la pêche) (ONU, 2010).
Ainsi l’atmosphère constitue une autre source de pollution, en effet, depuis ces dernières
décennies la planète a été soumise aussi à une pression environnementale globale en raison de
profonds changements climatiques (GIEC, 2007). Au cours des cent dernières années (19062005), la température moyenne de la planète a ainsi augmenté de 0,74°C alors que les douze
dernières années, entre 1995 et 2006, figurent parmi les années les plus chaudes jamais
enregistrées depuis 1880 (GIEC, 2007). Face à cette augmentation des températures, diverses
anomalies du système climatique ont également été constatées telles que (1) une élévation du
niveau de la mer qui est estimée à un taux de 1,8 mm.an-1 depuis 1961, (2) une réduction de la
couverture de glace de mer qui se réduit de 2,7% par décennie dans l’océan Arctique, (3) une
intensification des gradients de pressions atmosphériques qui amplifient la fréquence des
vents et des cyclones, et (4) l’acidification de l’océan mondial (voir en 1.4) avec une
diminution du pH océanique de 0,1 unité depuis le début de l’ère industrielle.
Au-delà des substances surveillées traditionnellement (métaux, organochlorés, pesticides,
hydrocarbures), une préoccupation majeure concerne les effets éventuels de nombreuses
autres substances chimiques telles que les produits à usages domestiques, les produits
cosmétiques et pharmaceutiques (antibiotiques, hormones, stéroïdes). Ces substances sont
qualifiées de contaminants émergents et se retrouvent en grande partie dans le milieu marin,
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& Rumohr, 2007). En mer du Nord, Callaway, et al., 2007 ont mis en évidence l’impact des
activités de pêche sur la distribution spatiale des espèces, avec pour effet soit une réduction
soit une prolifération, selon leur degré de tolérance face à ces pratiques humaines intenses.
D’autre part, sur certaines aires de la mer du Nord, Hiddink, et al., (2006) ont observé une
réduction de respectivement 56% et 21% des biomasses et de la production benthique
secondaire.
L’aquaculture n’est pas sans effet sur les écosystèmes dans lesquels elle s’implante. Les
conséquences environnementales de l’aquaculture sont multiples et incluent en particulier la
dégradation ou la modification des habitats liées à l’installation des aménagements aquacoles,
la production de déchets ou l’introduction d’espèces exotiques dans les cas les plus néfastes.
L’intensité des perturbations dépend néanmoins grandement du type de filière aquacole
(Naylor et al. 2000) et de l’environnement hydro-sédimentaire (Hartstein, et al., 2004).
D’autre part, les activités aquacoles ont grandement contribué, de manière volontaire ou
accidentelle, à l’introduction d’espèces exotiques, végétales ou animales, dont certaines ont
pu proliférer et être à l’origine de problèmes écologiques et/ou socio-économiques, et que l’on
qualifie alors d’espèces ‘invasives’.
Selon le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement), 80 % des pollutions
marines sont d'origine terrestre et anthropique (PNUE, 2010). Ce sont les eaux usées
domestiques, les plastiques, les rejets industriels, les pesticides et les engrais agricoles. Selon
l'Organisation internationale des Nations Unies, la pollution marine est définie comme étant
"l’introduction par l'homme, directement ou indirectement, de substances ou d'énergie dans le
milieu marin (y compris les estuaires) occasionnant des effets néfastes tels que des nuisances
envers les ressources biologiques comme l’eutrophisation (voir en 1.3), des risques pour la
santé de l'homme, des entraves aux activités maritimes (y compris la pêche) (ONU, 2010).
Ainsi l’atmosphère constitue une autre source de pollution, en effet, depuis ces dernières
décennies la planète a été soumise aussi à une pression environnementale globale en raison de
profonds changements climatiques (GIEC, 2007). Au cours des cent dernières années (19062005), la température moyenne de la planète a ainsi augmenté de 0,74°C alors que les douze
dernières années, entre 1995 et 2006, figurent parmi les années les plus chaudes jamais
enregistrées depuis 1880 (GIEC, 2007). Face à cette augmentation des températures, diverses
anomalies du système climatique ont également été constatées telles que (1) une élévation du
niveau de la mer qui est estimée à un taux de 1,8 mm.an-1 depuis 1961, (2) une réduction de la
couverture de glace de mer qui se réduit de 2,7% par décennie dans l’océan Arctique, (3) une
intensification des gradients de pressions atmosphériques qui amplifient la fréquence des
vents et des cyclones, et (4) l’acidification de l’océan mondial (voir en 1.4) avec une
diminution du pH océanique de 0,1 unité depuis le début de l’ère industrielle.
Au-delà des substances surveillées traditionnellement (métaux, organochlorés, pesticides,
hydrocarbures), une préoccupation majeure concerne les effets éventuels de nombreuses
autres substances chimiques telles que les produits à usages domestiques, les produits
cosmétiques et pharmaceutiques (antibiotiques, hormones, stéroïdes). Ces substances sont
qualifiées de contaminants émergents et se retrouvent en grande partie dans le milieu marin,
