Etude de l'Acidification et de l'Oxygénation de la côte Algéroise : Eté 2014
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1.1 Définition des zones côtières et des enjeux
1.1.1 Définition
Zones d’interfaces entre systèmes (terre/mer, côte/large, colonne d’eau/sédiment), les
zones côtières renferment des écosystèmes complexes, à l’égard aux multiples interactions
entre facteurs physiques, chimiques et biologiques qui s’expriment à différentes échelles
spatiales et temporelles. Elles comprennent une mosaïque d’habitats, en zones ouvertes ou en
milieux semi fermés (estuaires, baies, fjords, golfes), dont de nombreux habitats littoraux
remarquables (mangroves, marais salés, lagunes, côtes rocheuses), des habitats subtidaux
benthiques complexes (récifs coralliens, herbiers de phanérogames marines, forêts de macroalgues) ainsi qu’une multitude d’environnements sédimentaires (Christian , et al., 2007).
1.1.2 Délimitation
A ce jour, plusieurs systèmes de délimitations géographiques ont été proposés afin de
borner les milieux côtiers. Ces délimitations sont en partie tributaires de la perception que se
font les hommes politiques en charge de la gestion de ces milieux, notamment du rôle
fonctionnel des écosystèmes et des interactions entre l’homme et le milieu (exploitation de la
ressource, occupation de l’espace, ...etc.). Si les milieux côtiers sont définis de manière
générale, comme étant associés au plateau continental. ils incluent les zones intertidales et
subtidales), ils correspondent pour certains auteurs à la Zone Economique Exclusive (ZEE),
c’est à dire aux masses d’eaux tombant sous la juridiction d’un état jusqu’à 200 milles
nautiques vers le large (Halpern BS, 2008; Spalding et al, 2007). Pour d’autres auteurs, ces
milieux se limitent à une zone localisée à moins de 100 km de la côte, ou dont la profondeur
ne dépasse pas 100 m au-dessous du niveau de la plus basse mer d’équinoxe (définition du
module d’observation du milieu côtier dans le programme international Global Ocean
Observing System, GOOS)
1.1.3 Richesses
Bien qu’elles ne représentent qu’environ 8% de la surface globale des océans, les zones
côtières sont pourtant parmi les plus productives et les plus riches au monde en terme de
diversité biologique (Poore, et al., 1993; Burke, et al., 2001). Elles fournissent ainsi de
multiples biens et services écosystémiques essentiels au bien-être et à la survie de la
population humaine dont la valeur économique moyenne a été évaluée à environ 33
trillions(10
12 ) de dollars U.S. (Costanza, et al., 1997). Les environnements côtiers renferment
ainsi 40% des biomasses marines, et procurent 90 à 95% des ressources marines exploitées à
l’échelle mondiale. Ils assurent 25% de la production primaire mondiale, 80% de la
production globale carbonatée, 50% de la dénitrification globale ou encore 90% de la
minéralisation sédimentaire globale (EEA 2006). Ils contribuent ainsi de manière significative
à la régulation de nombreux cycles biogéochimiques avec des retombées sur la machinerie
climatique terrestre ou le recyclage de nombreux polluants. En plus de ces biens et services
résultant de fonctions écologiques, les milieux côtiers offrent des voies maritimes privilégiées
qui assurent le transport de 90% des marchandises du commerce international, ou participent
à la protection des littoraux contre l’érosion. Enfin, il convient de mentionner que ces régions
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