Chapitre I
Conception et notions de base
17
I.2. Transport solide
I.2.1. Définition
Le transport solide représente l’entraînement de granulats sous l’action d’un écoulement
fluide. Il existe dans différents phénomènes physiques, naturels ou industriels, et constitue un
écoulement à surface libre ou en charge.
Le transport solide dans les cours d’eau constitue la seconde phase de l’érosion. Il relève
essentiellement du ruissellement et met en jeu diverses formes d’écoulement de l’eau dans la
nature (Hug, 1975).
Les matériaux alluvionnaires constituant le lit des cours d’eau provienne nt de:
- L’élaboration des éléments de surface, en général des matériaux meubles du bassin versant.
Si l’on ne tient compte que de l’érosion en nappe évaluée au maximum à 20t/ha/an, cette
ablation est de l’ordre de 1.3 mm/an (Chebbani et al, 1999).
- L’érosion des berges du lit des cours d’eau et de leurs affluents. D’après les travaux
effectués sur le fleuve du Sénégal, la Garonne et sur des rivières des Etats Unis, ce type
d’érosion produit 20 à 30% du tonnage total des sédiments exportés (Probst et al, 1989). Il est
évalué à 32 % de la charge total pour la Haute Tafna en Algérie (Megnounif et al, 2000).
Ces sédiments localisés dans les lits des oueds sont transportés par les crues pour être
déposés soit sur des plaines à faible pente, soit dans des cuvettes de barrage ou encore en
arrivant jusqu’à la mer.
Généralement deux modes de transport solide sont considérées : le transport solide par
charriage et le transport solide en suspension. Les deux modes diffèrent par deux aspects
essentiels : dans le premier cas, les particules se déplacent par roulement et glissent sur le
fond et leurs vitesses est inférieure à celle de l’écoulement. Dans le deuxième cas, les
particules se déplacent au sein de l’écoulement avec une vitesse de même ordre de grandeur
que celle du fluide. Il n’existe pas de délimitation nette entre ces deux modes de transport. Il y
a même des auteurs qui considèrent un troisième mode caractéristique intermédiaire, la
saltation, où les particules se déplacent par des bonds, en alternant le charriage et la
suspension (Probst et al, 1986,1992).Le mode de transport dépend essentiellement d’un
paramètre fondamental : la taille du sédiment transporté.
D’après Fournier (Xiaoqing, 2003) et Campbell (1977), le maximum des apports solides en
suspension est obtenu dans les zones arides et semi arides. Ceci est induit par un climat très
contrasté et agressif, une pauvreté en couvert végétal et une difficulté du relief (Campbell,
1977 ; Probst et Amiotte, 1992 ; Bravard et Petit, 2000 ; Achite et Meddi, 2005). A cette
Conception et notions de base
17
I.2. Transport solide
I.2.1. Définition
Le transport solide représente l’entraînement de granulats sous l’action d’un écoulement
fluide. Il existe dans différents phénomènes physiques, naturels ou industriels, et constitue un
écoulement à surface libre ou en charge.
Le transport solide dans les cours d’eau constitue la seconde phase de l’érosion. Il relève
essentiellement du ruissellement et met en jeu diverses formes d’écoulement de l’eau dans la
nature (Hug, 1975).
Les matériaux alluvionnaires constituant le lit des cours d’eau provienne nt de:
- L’élaboration des éléments de surface, en général des matériaux meubles du bassin versant.
Si l’on ne tient compte que de l’érosion en nappe évaluée au maximum à 20t/ha/an, cette
ablation est de l’ordre de 1.3 mm/an (Chebbani et al, 1999).
- L’érosion des berges du lit des cours d’eau et de leurs affluents. D’après les travaux
effectués sur le fleuve du Sénégal, la Garonne et sur des rivières des Etats Unis, ce type
d’érosion produit 20 à 30% du tonnage total des sédiments exportés (Probst et al, 1989). Il est
évalué à 32 % de la charge total pour la Haute Tafna en Algérie (Megnounif et al, 2000).
Ces sédiments localisés dans les lits des oueds sont transportés par les crues pour être
déposés soit sur des plaines à faible pente, soit dans des cuvettes de barrage ou encore en
arrivant jusqu’à la mer.
Généralement deux modes de transport solide sont considérées : le transport solide par
charriage et le transport solide en suspension. Les deux modes diffèrent par deux aspects
essentiels : dans le premier cas, les particules se déplacent par roulement et glissent sur le
fond et leurs vitesses est inférieure à celle de l’écoulement. Dans le deuxième cas, les
particules se déplacent au sein de l’écoulement avec une vitesse de même ordre de grandeur
que celle du fluide. Il n’existe pas de délimitation nette entre ces deux modes de transport. Il y
a même des auteurs qui considèrent un troisième mode caractéristique intermédiaire, la
saltation, où les particules se déplacent par des bonds, en alternant le charriage et la
suspension (Probst et al, 1986,1992).Le mode de transport dépend essentiellement d’un
paramètre fondamental : la taille du sédiment transporté.
D’après Fournier (Xiaoqing, 2003) et Campbell (1977), le maximum des apports solides en
suspension est obtenu dans les zones arides et semi arides. Ceci est induit par un climat très
contrasté et agressif, une pauvreté en couvert végétal et une difficulté du relief (Campbell,
1977 ; Probst et Amiotte, 1992 ; Bravard et Petit, 2000 ; Achite et Meddi, 2005). A cette
