Chapitre I
Conception et notions de base
5
Plusieurs phases sont à considérer lors d’une averse. Les premières gouttes de pluies qui
arrivent au sol y pénètrent proportionnellement à son ameublissement et sa porosité. Cette
première phase s’accompagne d’un déplacement de particules et d’un tassement du sol. Puis
la couche superficielle s’humidifie, et l’on assiste au développement quasi simultané de trois
processus : la désagrégation de la structure, la formation d’une pellicule de battance et
l’érosion par “splasch” ou érosion par rejaillissement (Benkhadra, 1997).
Jusqu’à ce stade, on ne peut parler de transport proprement dit. Il faut que le ruissellement
démarre pour qu’il y ait une prise en charge des particules détachées par mise en suspension
ou par charriage.
I.1.2.2. Le ruissellement :
Le ruissellement apparaît dès que l’intensité d’une pluie devient supérieure à la vitesse
d’infiltration du sol. Il est nettement plus élevé sur sol nu que sous cultures. Les plus faibles
ruissellements proviennent des pluies tombantes après une période sèche. Par contre, les
ruissellements et les pertes en terres les plus élevées ont eu lieu à une époque où le sol est déjà
très humide et dans le cas de pluies exceptionnelles et des orages d’automne et de printemps
(Chebbani et al, 1999).
Le ruissellement ne débute qu’après un cumul pluviométrique journalier de 18 à 20 mm
(Laouina, 1998) sur sol sec même si les pluies sont intenses ou après un cumul de 4 mm sur
sol humide et compact (Chebbani et al, 1997).
Ces seuils de hauteur dépendent en partie des caractéristiques des pluies (intensité, mais
aussi du volume de pluie tombant après saturation du sol) et surtout de l’état de surface du sol
(plus le sol est dégradé plus le ruissellement est rapide).
Selon Laouina et al (1993), les pluies continues mais de faibles intensités permettent une
certaine infiltration de l’eau et réduisent le ruissellement sur les versants, par contre les
épisodes de fortes intensités entraînent un ruissellement plus important. Mais ce sont les
épisodes pluvieux durables avec des événements de forte intensité répétitifs qui occasionnent
la dégradation la plus forte, avec en particulier le passage du ruissellement en nappe au
ruissellement en griffes et rigoles. D’une manière générale, il est admis que la vitesse du
ruissellement est le paramètre prépondérant de l’action érosive du ruissellement superficiel.
En 1965, Meyer a proposé la relation suivante pour évaluer cette vitesse (Meyer, 1965) :
Conception et notions de base
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Plusieurs phases sont à considérer lors d’une averse. Les premières gouttes de pluies qui
arrivent au sol y pénètrent proportionnellement à son ameublissement et sa porosité. Cette
première phase s’accompagne d’un déplacement de particules et d’un tassement du sol. Puis
la couche superficielle s’humidifie, et l’on assiste au développement quasi simultané de trois
processus : la désagrégation de la structure, la formation d’une pellicule de battance et
l’érosion par “splasch” ou érosion par rejaillissement (Benkhadra, 1997).
Jusqu’à ce stade, on ne peut parler de transport proprement dit. Il faut que le ruissellement
démarre pour qu’il y ait une prise en charge des particules détachées par mise en suspension
ou par charriage.
I.1.2.2. Le ruissellement :
Le ruissellement apparaît dès que l’intensité d’une pluie devient supérieure à la vitesse
d’infiltration du sol. Il est nettement plus élevé sur sol nu que sous cultures. Les plus faibles
ruissellements proviennent des pluies tombantes après une période sèche. Par contre, les
ruissellements et les pertes en terres les plus élevées ont eu lieu à une époque où le sol est déjà
très humide et dans le cas de pluies exceptionnelles et des orages d’automne et de printemps
(Chebbani et al, 1999).
Le ruissellement ne débute qu’après un cumul pluviométrique journalier de 18 à 20 mm
(Laouina, 1998) sur sol sec même si les pluies sont intenses ou après un cumul de 4 mm sur
sol humide et compact (Chebbani et al, 1997).
Ces seuils de hauteur dépendent en partie des caractéristiques des pluies (intensité, mais
aussi du volume de pluie tombant après saturation du sol) et surtout de l’état de surface du sol
(plus le sol est dégradé plus le ruissellement est rapide).
Selon Laouina et al (1993), les pluies continues mais de faibles intensités permettent une
certaine infiltration de l’eau et réduisent le ruissellement sur les versants, par contre les
épisodes de fortes intensités entraînent un ruissellement plus important. Mais ce sont les
épisodes pluvieux durables avec des événements de forte intensité répétitifs qui occasionnent
la dégradation la plus forte, avec en particulier le passage du ruissellement en nappe au
ruissellement en griffes et rigoles. D’une manière générale, il est admis que la vitesse du
ruissellement est le paramètre prépondérant de l’action érosive du ruissellement superficiel.
En 1965, Meyer a proposé la relation suivante pour évaluer cette vitesse (Meyer, 1965) :
