Chapitre I
Conception et notions de base
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L’érosion hydrique constitue en Algérie un phénomène très grave qui affecte durement
le patrimoine foncier. Elle touche 45% des zones telliennes soit 12 millions d’hectares
cultivables. Ce phénomène devient encore plus grave si l’on sait que 85% des surfaces
cultivables, sont situées dans les zones les plus sensibles à l’érosion (Chibanni, R. et al.1999).
Les deux agents principaux de l’érosion hydrique sont les précipitations et le ruissellement
superficiel. Toutefois un grand nombre de facteurs (caractéristiques du sol, pentes et longueur
de pente, le couvert végétal et l’état hydrique initial) et de mécanismes affectent la relation
“chute de pluie – ruissellement- entraînement des terres”.
I.1.2. Les principaux agents de l’érosion hydrique
I.1.2.1. Intensité et agressivité des précipitations :
La désagrégation de la structure et le détachement des particules sous l’impact des
gouttes de pluie résultent du “travail” exercé par les gouttes à la surface du sol. Il est donc lié
à l’énergie cinétique des gouttes Ec.
Ec = 1/2 m.V
2
m est la masse de la goutte (kg) ;
V la vitesse (m/s), Ec l’énergie cinétique (joules).
L’évaluation de l’énergie cinétique des gouttes reste un bon critère d’évaluation de
l’agressivité des pluies. Il existe d’ailleurs une relation empirique reliant l’ intensité d’une
pluie et son énergie cinétique (Remy, J.C. et al. 1998).
Ec = 11.9 + 8.73log Ip
Ec : Energie cinétique en j/m
2 /mm ;
Ip : intensité de pluie en mm/h.
Les pluies, lors de l’impact des gouttes, provoquent un détachement des matières et une
destruction des agrégats lors de la conversion de l’énergie cinétique en efforts de cisaillement.
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Les débits liquides et solides des cours d\'eau algériens et leur impact sur le milieu marin et littoral (bassin versant de l\'Isser et Mazafran). - 15/114

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