PARTIE I
Chapitre 04 : Structures et classification morpho-dynamique des plages
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La carte bathymétrique démontre l’existence de barres sous-marines multiples parallèles. Au Sud
du Cap, on note la présence de trois barres importantes disposées parallèlement à la côte (Fig 30)
dont la seconde se trouve bétonnée par les digues du port au niveau de son extrémité Nord. Par
contre dans le secteur Nord du Cap on note la présence d’une seule barre littorale parallèle à la côte
ainsi que des accumulations complexes qui apparaissent sur la carte sous forme de bosses et de
creux longeant toute la côte jusqu’à la digue principale du port (Fig 28 et 31).
Ces barres sableuses parallèles à la côte, apparaissent à des distances qui varient entre 50 et 100
mètres à partir de la ligne de rivage dans le secteur sud et à 300 m du rivage dans la zone Nord par
des profondeurs d’environ 3 m et 5 m au nord, les espacements entre les crêtes varient entre 300 et
450m. La largeur des barres augmente en allant vers le large, elle passe de 200 à 300m. Les crêtes
s’élèvent à -3m au sud et -5m au Nord, et s’enfoncent jusqu’à -5 à -10m de profondeur
(Fig 30 et 31).
Suivant la classification morphologique des barres sableuses (King, et al., 1949; King, 1972;
Greenwood, et al., 1979; Carter, 1988), l’allure des profils cross-shore obtenus à partir des levées
bathymétriques effectuées selon un axe perpendiculaire à la côte démontre la symétrie des barres
sableuses ce qui nous permet de les classer dans la catégorie des barres multiples parallèles
(multiple parallel bars) caractéristiques des environnements à faible agitation.
Ces barres sableuses sont le résultat des mouvements sédimentaires à proximité du fond. Dans la
zone de déferlement de la houle. Ces barres, selon Clifton et al., (1971) in (Boutiba, 2006), naissent
et se déplacent en fonction de la force et de la direction des houles.
A l’échelle mondiale, ces corps sédimentaires ont fait l’objet de nombreuses études depuis une
cinquantaine d’années en suivant de nombreuses pistes de recherche à la fois expérimentale, sur le
terrain et en canal à houle, ainsi que par le biais de la modélisation numérique (Van Rijn, 1998).
Mais, en raison de leur variabilité, leur évolution morpho-dynamique et les processus qui les
contrôlent restent mal connus. Leur importance dans l’évolution sédimentaire de la zone côtière est
pourtant primordiale. Elles constituent en effet la première ligne de défense contre la mer, en
participant à la dissipation de l’énergie des vagues de tempêtes en provoquant leur déferlement au
large. Elles sont de plus des réservoirs sableux importants dont les relations avec la dynamique du
trait de côte sont encore mal identifiées en raison notamment de la rareté de longues séries de
données (Guillen et al., 1999 in (Stéphanian, 2002)).
A l’heure actuelle, il ne ressort pas de processus général de formation des barres et il est admis
que chaque barre est le résultat d’interactions complexes entre les contraintes hydrodynamiques
(champs de houles, champs de courants, interactions non-linéaires, ondulations basses fréquences)
et les fonds sédimentaires. Toutefois, de nombreuses hypothèses de formation ont été avancées,
modifiées et enrichies depuis (Evans, 1940)) :
Théorie de formation par le déferlement Evans, 1940 ; (King, et al., 1949) ; Dhyr-Nielsen et
Sorendsen (1970) ; Miller (1976) ; Svendsen (1984a, b) ; Sallenger et Howd (1989) ; Holman et
Sallenger (1993) ; Zhang et Sunamura (1994) ; Wolf (1997) ; Ruessink (1998a) ; Van Rijn et
al.,1999 in (Stéphanian, 2002)),
Chapitre 04 : Structures et classification morpho-dynamique des plages
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La carte bathymétrique démontre l’existence de barres sous-marines multiples parallèles. Au Sud
du Cap, on note la présence de trois barres importantes disposées parallèlement à la côte (Fig 30)
dont la seconde se trouve bétonnée par les digues du port au niveau de son extrémité Nord. Par
contre dans le secteur Nord du Cap on note la présence d’une seule barre littorale parallèle à la côte
ainsi que des accumulations complexes qui apparaissent sur la carte sous forme de bosses et de
creux longeant toute la côte jusqu’à la digue principale du port (Fig 28 et 31).
Ces barres sableuses parallèles à la côte, apparaissent à des distances qui varient entre 50 et 100
mètres à partir de la ligne de rivage dans le secteur sud et à 300 m du rivage dans la zone Nord par
des profondeurs d’environ 3 m et 5 m au nord, les espacements entre les crêtes varient entre 300 et
450m. La largeur des barres augmente en allant vers le large, elle passe de 200 à 300m. Les crêtes
s’élèvent à -3m au sud et -5m au Nord, et s’enfoncent jusqu’à -5 à -10m de profondeur
(Fig 30 et 31).
Suivant la classification morphologique des barres sableuses (King, et al., 1949; King, 1972;
Greenwood, et al., 1979; Carter, 1988), l’allure des profils cross-shore obtenus à partir des levées
bathymétriques effectuées selon un axe perpendiculaire à la côte démontre la symétrie des barres
sableuses ce qui nous permet de les classer dans la catégorie des barres multiples parallèles
(multiple parallel bars) caractéristiques des environnements à faible agitation.
Ces barres sableuses sont le résultat des mouvements sédimentaires à proximité du fond. Dans la
zone de déferlement de la houle. Ces barres, selon Clifton et al., (1971) in (Boutiba, 2006), naissent
et se déplacent en fonction de la force et de la direction des houles.
A l’échelle mondiale, ces corps sédimentaires ont fait l’objet de nombreuses études depuis une
cinquantaine d’années en suivant de nombreuses pistes de recherche à la fois expérimentale, sur le
terrain et en canal à houle, ainsi que par le biais de la modélisation numérique (Van Rijn, 1998).
Mais, en raison de leur variabilité, leur évolution morpho-dynamique et les processus qui les
contrôlent restent mal connus. Leur importance dans l’évolution sédimentaire de la zone côtière est
pourtant primordiale. Elles constituent en effet la première ligne de défense contre la mer, en
participant à la dissipation de l’énergie des vagues de tempêtes en provoquant leur déferlement au
large. Elles sont de plus des réservoirs sableux importants dont les relations avec la dynamique du
trait de côte sont encore mal identifiées en raison notamment de la rareté de longues séries de
données (Guillen et al., 1999 in (Stéphanian, 2002)).
A l’heure actuelle, il ne ressort pas de processus général de formation des barres et il est admis
que chaque barre est le résultat d’interactions complexes entre les contraintes hydrodynamiques
(champs de houles, champs de courants, interactions non-linéaires, ondulations basses fréquences)
et les fonds sédimentaires. Toutefois, de nombreuses hypothèses de formation ont été avancées,
modifiées et enrichies depuis (Evans, 1940)) :
Théorie de formation par le déferlement Evans, 1940 ; (King, et al., 1949) ; Dhyr-Nielsen et
Sorendsen (1970) ; Miller (1976) ; Svendsen (1984a, b) ; Sallenger et Howd (1989) ; Holman et
Sallenger (1993) ; Zhang et Sunamura (1994) ; Wolf (1997) ; Ruessink (1998a) ; Van Rijn et
al.,1999 in (Stéphanian, 2002)),
