PARTIE III
Quantification des forçages hydrodynamiques et des
transferts sédimentaires dans la zone de déferlement
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Conclusion de la troisième partie
Les développements abordés dans les différents chapitres de la troisième partie nous ont permis
de mieux comprendre le schéma des transports sédimentaires qui s’opèrent dans les alentours du
port de Cap Djinet. Au cours de cette partie nous avons concentré notre travail sur la simulation des
transports sédimentaires en se basant sur des expérimentations réalisées sur le terrain et sur des
modèles mathématiques.
L’analyse des régimes courantologiques dans les alentours du port de Cap Djinet que les
courants fluctuent en vitesse et en direction en fonction des régimes des vents dominants.
Cependant compte tenue des vitesses moyennes collectées et de leur directions, les courants côtiers
enregistrés peuvent engendrer un transit littoral important, selon une direction préférentielle.
Il ressort de l’analyse des houles prédites au large, que le climat de houle a été très favorable au
charriage des sédiments au niveau de la côte. En effet le climat de houle a enregistré un pic de
tempête qu’on a classé comme étant exceptionnelle vue sa probabilité d’occurrence qui dépasse les
six années. Les transports sédimentaires générés par les houles de tempêtes étaient intenses, dans la
plage Nord, qui a été chargée en gravier et gros galets après le passage de la tempête notamment au
niveau de la ligne du rivage et au dessus de l’épi Nord.
L’opération du traçage fluorescent nous a permis de clarifier le schéma des transports
sédimentaires dans les alentours du port de Cap Djinet. Les résultats obtenus à partir des deux
expérimentations mettent en évidence un transport des sables dans la direction SW avec un débit net
annuel qui s’élève à 7021 m
3 /an au niveau de la plage Nord, et un transport des sables dans la
direction E avec un débit annuel d’environ 152 665 m
3 /an au niveau de la plage Sud. La différence
dans les volumes de sable charriés est expliquée par le degré du forçage qui a été faible durant la
dispersion du traceur Rouge et fort durant la dispersion du traceur Jaune.
Le passage de la tempête a révélé l’existence d’un courant longshore Nord-Sud intense qui
contourne l’épi Nord et charrie des taux de sable importants vers le secteur de la passe d’entrée du
port. Ces résultats de déplacements des centres de masses ont été très intéressants sur touts les plans
car ils caractérisent la dynamique importante du Cap même en période de mer calme. Ceci ouvre un
axe de recherche important sur le site qui doit traiter de façon plus approfondie les processus hydrosédimentaires qui s’opèrent à l’avant côte de Cap Djinet.
L’opération du piégeage que nous avons effectué dans la plage Nord, a mis en évidence
d’importants mouvements sédimentaires parallèlement à la côte. Le transit sédimentaire est variable
selon le type de déferlement. Les taux maximaux de transport sont généralement associés au
déferlement sur la face interne de la barre (zone des brisants), cette dernière concentre le maximum
d'énergie qui se traduit par un transport par charriage plus important que le transport par suspension
sur la moitié du temps.
L’étude comparative de l‘estimation du transit sédimentaire selon les six formules choisies a
démontré que ces dernières surestiment systématiquement le transport sédimentaire dans la côte de
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Etude hydro-sédimentaire a l\'avant côte de cap djinet wilaya de Boumerdes - 197/217

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